Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 18:07
     Bonjour à tous,

   Cela faisait longtemps que je n'avais plus écrit, mais comme j'aime bien faire un suivi de certains sujets évoqués précédemment : en l'occurrence les éliminatoires de la coupe du monde de football de 2010, et que j'avais envie de donner mon avis que une affaire qui a défrayé la chronique.
       Défraiement de la chronique tout à fait disproportionné d'ailleurs. Après tout, ce n'est que du football, et ce n'est guère raisonnable que les journalistes et les politiques (jusqu'aux plus hautes instances de l'état en Irlande et en France) noircissent des pages, s'indignent, et se croient obligés d'affirmer leur avis, alors qu'il y a de nombreux sujets plus importants. D'autant plus que cela ramène les avis non éclairés de toute une foule qui ne s'intéresse pas au football en temps normal. Ainsi va le monde médiatique : on ne fait plus que commenter des commentaires. Puis, une affaire chasse l'autre. La main de Thierry Henri sera vite oubliée.
Sauf par les vrais amateurs de football, qui lui feront une place dans le panthéon Historique du ballon rond aux côtés de "la main de Dieu de Maradona", de "la sortie violente de Schumacher sur Battiston", du "coup de boule de Zidane sur Materrazzi",.... selon leurs sensibilités personnelles. Sensibilités personnelles, qui sont pour le coup bien conditionné par les points de vue nationaux.
Concernant la morale de l'histoire, je renvoie dos à dos ceux qui se contentent des discours simplistes : soit "ce qu'a fait Thierry Henri est une honte, il mérite d'être puni sévèrement, la place de la France à la Coupe du Monde doit être remise en cause", soit "les mains, et les fautes, y en a plein dans les matches de football, ça fait partie du football, alors la seule chose qui compte, c'est qu'on soit qualifiés". Je pense qu'il faut avoir un discours mesuré. Primo, il est vrai qu'il y a de nombreuses fautes durant un match de foot : alors, à priori, du point de vue de l'acte même, les petites semelles de Diarra sur ses adversaires, les contrôles du bras de Robbie Keane, les bousculades dans la surface entre Sébastien Squillaci, et l'Irlandais roux dont le nom m'a échappé, sont tout autant de mauvais actes et des triches que la main - qu'on considérera comme un réflexe, certes pas prémédité, mais volontaire - de Thierry Henry. Il faut savoir séparer l'acte de sa conséquence pour juger. La main de Thierry Henry n'est pas plus grave qu'une faute de main en début d'un match de championnat, parce qu'elle qualifie la France et élimine l'Irlande de la Coupe du Monde (qualification qui sans ce réflexe de la main, se serait de toute façon peut être joué au tirs aux buts). Après, il ne faut pas dire pour autant que tous les moyens sont bons.
 Et, si on se place du point de vue des sentiments, qui traitent donc à la fois les conséquences et la manière, là, il faut bien re connaître que moi, comme beaucoup d'autres, n'avions pas le coeur d'imiter les manifestations festives des Algériens, eux aussi qualifiés pour la Coupe du Monde quelques heures plus tôt. La qualification par la petite porte avait un goût amer. Dans ce cas, o préfère rentrer, et faire profil bas. La joie, ça sera dans sept mois, quand de l'eau aura coulé sous les bons, de nombreux matchs auront été joués, et qu'on abordera la Coupe du Monde avec les Bleus.
  Avant le double contrôle de la main de Thierry Henry et sa passe du pied pour la tête égalisatrice et qualificatrice de William Gallas, il faut bien reconnaître que le match a été crispant, avec des Français très tendus, et des Irlandais superbement dominateurs au moins en première mi-temps (leur domination fut récompensée par un beau but, mais ils gâchèrent aussi beaucoup d'occasions). A la mi-temps, j'espérais un réveil des Français, qui ne pouvaient pas faire une aussi abominable mi-temps, mais le scénario d'une non-participation de la France à la Coupe du Monde (après une campagne d'éliminatoires difficile, mais pas si catastrophique que ça) était de plus en plus crédible. Pendant le tunnel de pub, le bar passait une anthologie de Serge Gainsbourg. Et, je me disais : "même si on est privé de Coupe de Monde, on ne nous enlèvera pas ça : Serge Gainsbourg et autres héraults de la chanson française" (on se rassure comme on peut). 
  Et, justement, en parlant de culture française, je suis étonné, qu'au milieu des multiples jeux de mots et avis moralistes qu'ont occasionné "la main de Thierry Henry" , on n'ait pas convoqué - à ma connaissance - "Les Mains Sales" de Jean-Paul Sartre. Si , autant que je m'en souvienne, cette pièce de théâtre traite de thèmes autrement plus grave que le football : le meurtre, la politique, la guerre, l'un des thèmes centraux c'est la notion de responsabilité. Qui est le plus coupable : celui qui fait le geste ou celui qui en profite lâchement ? Dans le cas de ce match de France-Irlande, on jette la pierre à Thierry Henry : c'est certes le responsable numéro un de la main et surtout de la non-dénonciation de celle-ci. Mais, celle-ci a profité à toute l'équipe, personne ne l'a dénoncé : et chaque membre de l'équipe doit vivre avec cette part de responsabilité (ou au moins d'interrogation sur les conditions de cette qualification) au fond de lui. Bien sûr, l'Histoire (du foot) retiendra avant tout le nom de Thierry Henry. Peut-être fallait-t-il mieux que cela soit le capitaine (triple et probablement quadruple participant à la Coupe du Monde) qui fasse cette main. Ca rajoute une ligne à une biographie déjà bien remplie. Biographie remplie d'exploits et donc de gestes moins beaux, comme celui-là. De toute façon, ce serait ridicule de considérer un footballeur comme un héros, donc il n y a aucun problème à retenir Thierry Henry comme un personnage ambigu.
  Je me disais justement avant ce match que quand on fera le bilan à la fin de sa carrière, Thierry Henry restera quand même comme un grand joueur de l'Histoire du football : peut être pas l'égal d'un Pelé, d'un Beckenbauer, d'un Cruyff, d'un Maradona ou d'un Ronaldo, mais il y a quand même beaucoup à dire. Le palmarès est éloquent : Coupe du Monde, Euro, Ligue des Champions avec le Barça. Joueur clé d'Arsenal, et par l joueur majeur du championnat d'Angleterre durant cette décennie. Un joueur - certes pas le plus important, mais une pièce non négligeable - d'une des équipes les plus impressionnantes de la décennie, le Bayern de Munich. L'un des meilleurs buteurs de l'histoire de la Ligue des Champions (tout du moins dans son format actuel). Presque recordman des sélections avec les Bleus, et surtout meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France. A ce titre, même si il est loin de Ronaldo, Gerd Müller, Just Fontaine, et même Miroslav Klose, je crois que Thoerry Henry fait partie du top 10 des buteurs en coupe du Monde : deux longs parcours en Coupe du Monde lui ont permis d'inscrire deux fois tris buts, et de se placer derrière plusieurs joueurs du Brésil et de l'Allemagne (les deux plus grands pays de foot, si on en croit l'histoire de la Coupe du Monde) et Just Fontaine. Thierry Henry est d'ailleurs, je crois, un grand passionné de son sport et de son histoire. Je pense que même si visiblement il a eu un peu de mal à prendre du recul, il saura accepter la place que pourra avoir cette main décisive dans son histoire personnelle et dans l'histoire des Bleus : un mauvais geste qui entre dans la légende, pas forcément morale, mais légendaire certainement, du foot.
  N'oublions jamais que ce n'est que du foot, quelque chose qui a été inventé pour le loisir des joueurs (en amateur) et des spectateurs (en professionnel), et qui n'a pas essence à être sérieux et grave. Après, comme dans tout jeu, il y a une règle : et le fait est que Thierry Henry a triché. Mais, le but est valide, au sens où il a été accordé par l'arbitre, qu'on aurait tort d'accabler. Il me semble que la règle au foot dit que "seul peut être sanctionné ce qui a été vu ou entendu par les arbitres". La question des sanctions à posteriori à partir des images que voient tout le monde est une autre question.
  Bref, le foot c'est avant tout de l'émotion, c'est subjectif. 
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 12:17
Je n'avais pas parlé de sport depuis août, donc forcément il s'en est passé des choses entre temps.

Certes, en hiver, on a affaire à ses sports moins médiatiques, quoique le ski alpin ait reçu un éclairage particulier cette année grâce aux championnats du monde de Val d'Isère !

Sinon entre août et mai, c'est toute une saison de football qui s'est jouée. J'y reviendrais sûrement. Notons juste l'événement : après sept ans d'un règne net et sans bavures, l'Olympique Lyonnais ne sera plus champion de France. Je vous avais parlé déjà de cette équipe (voir La forme olympique de Lyon) dont je suis supporter mais sans plus. Je suis pour le beau jeu, comme on dit, et donc, ma foi, je trouve plutôt agréable cette saison de ligue 1, avec pas mal de chocs et de suspense, et je ne suis pas sûr que cette concurrence de Bordeaux, Marseille et Paris ne soit pas un mal pour un bien pour l'Olympique Lyonnais. Pour continuer dans la page foot, je vous avais laissé un petit sondage sur le nouveau capitaine des Bleus:  Essai sondage : après l'Euro 2008 . La réponse de Raymond Domenech, c'est finalement prime aux anciens, et notamment aux derniers champions du monde 1998, encore en activité. Thierry Henry est le capitaine des Bleus, mais on ne sait encore si c'est de façon définitive, puisque cela dépend du niveau et de l'état de santé de Patrick Vieira, dont on se demande toujours si, à son âge il pourra sortir du creux actuel de sa carrière, avec ses blessures récurrentes. Dans les résultats du sondage, l'ancien capitaine des Bleus ne recueillait aucun suffrage. Thierry Henry n'avait qu'une voix, tout comme Grégory Coupet (qui ne jouera visiblement plus pour les Bleus, dépassé par la jeune génération), William Gallas ou Philippe Mexés. Mais, celui qui receuillait la moitié de vos suffrages (c'est à dire 4), c'était Jérémy Toulalan. Le jeune lyonnais est devenu un titulaire incontournable des Bleus en tant que milieu défensif, mais peut être pas encore un taulier rassemblant ses camarades pour pousser l'équipe en avant. En tout cas, même si c'est surtout un essuie glace qui se bat partout sur le terrain pour récupérer le ballon, je l'ai vu faire dans les derniers matchs des Bleus quelques lumineuses passes. Le débat du nombre et du type de milieux défensifs alignés par Raymond Domenech et plus généralement les équipes françaises est éternel, et nul doute que j'y reviendrais sur son blog. De toute façon, au cours de cette saison 2006-2007, l'animation offensive des Bleus a reposé sur une association assez pertinente entre un milieu de terrain organisateur, et un chien fou joueur de rupture, tous deux assez jeunes et avec un gros volume de jeu : je parle évidemment de Yohann Gourcuff, la révélation de cette saison (son premier but avec les Bleus, sur une grosse frappe hors de la surface, permettant l'égalisation lors du match contre la Roumanie (2-2), est sans doute l'émotion football numéro 1 de la saison pour moi), et de Franck Ribéry. Pour finir avec les révélations en bleu, juste un petit mot à propos de Rod Fanni, dont j'avais parlé dans un billet précédent : son interim de Bacary Sagna (et aussi de François Clerc) se révéla plus long que prévu, et il ne fut pas ridicule. Il fait aussi une bonne saison avec le Stade Rennais, battu toutefois lors du derby breton de la finale de la Coupe de France. Le club de Ligue 2, Guingamp, l'a emporté. Beau parcours des cost-armoricains.

Des Jeux Olympiques, je n'ai pas vu grand chose, mais je suis quand même tombé dans la nuit (jour à Pékin) sur les compétitions de BMX, qui m'ont assez scotché : avec en plus à la clé de belles médailles pour les Françaises. La moisson de médailles françaises a été assez importante, mais a manqué de médailles d'or. Enfin, bref, y a eu du sport et du rêve pour les athlètes, c'est tout ce qui compte, quoiqu'on n'oubliera pas le contexte, avec cette obsession de contrôle de la vitrine offerte par les jeux Olympiques par les Chinois.


Podium du 50 m nage libre aux jeux Olympiques de Pékin : derrière le Brésilien Celio, les Français Amaury Levaux et Alain Bernard (par ailleurs médaille d'or sur la distance suéprieure) ramènent deux médailles : argent et bronze de plus.



Sinon, ce qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est la surprise du chef : Lance Armstrong qui reprend la compétition en cyclisme. Après trois ans de retraite, le septuple vainqueur du Tour de France, jamais vaincu depuis le début de son régne en 1999, a donc eu envie de se remettre à la compétition, officiellement pour promouvoir la lutte contre le cancer, et on peut supposer, par envie personnelle aussi. Rejoignant son manager de la grande époque, Johan Bruynell, au sein de l'équipe Astana, il a choisi des courses au quatre coins du monde. Après une valse-hésitation, le Tour de France fera également partie de son programme. Hésitation de sa part, mais aussi de la part des organisateurs du Tour de France. En effet, on retrouve avec Lance Armstrong ce personnage qui divise les amateurs de cyclisme, en particulier en France. Un certain nombre de Français n'aiment pas sa façon d'écraser les courses et de tuer le suspense, mais surtout, on a de forts doutes sur la propreté (en ce qui concerne dopage) de ses victoires. Il n'a jamais été contrôle positif durant sa carrière, mais le rythme qu'il fournissait dans les cols, et que lui emmenait aussi son équipe, est assez insensé, d'autant plus que la plupart des coureurs qui lui tenaient vaguement tête durant ses années de domination (Rumsas, Hamilton, Ullrich, Basso, Landis, Vinokourov, et même plus récemment Klöden), se sont retrouvés mêlés à des affaires de dopage (voir la série d'articles sur le Tour de France : 1998-2007 : Le Tour de France et le dopage dans le cyclisme (suite) . ) De plus, pendant la retraite d'Armstrong , une analyse à posteriori - avec des meilleurs méthodes de détection  - d'un échantillon de son sang (en 1999) a révélé des traces d'EPO. Lance Armstrong a, une nouvelle fois, refusé qu'on examine un échantillon B pour infirmer ou confirmer ce résultat. Après, même si on peut penser (et personnellement je le pense) que le programme de préparation de Lance Armstrong et de son équipe (USPostal, puis Discovery Channel) pour le Tour de France incluait du dopage au moins pour la montée en puissance dans l'entraînement, il n'en reste pas moins que le champion américain avait de nombreuses qualités autres, à commencer par son professionalisme, qui lui permettaient de l'emporter sur ses rivaux, dont certains étaient aussi dopés. Quoi qu'il en soit, il y a d'une certaine manière prescription maintenant, et il est intéressant de voir Armstrong dans un contexte, où il n'est plus le vainqueur sortant, il a un peu vieilli, et la lutte anti-dopage a fait des progrés. Même si il a annoncé se soumettre avec bonne volonté au suivi longitudinal, annonçant même qu'il le ferait de façon publique, Lance Armstrong a déjà réussi à défrayer la chronique, avec ce fameux contrôle anti-dopage lorsqu'il s'entraînait à Nice : pendant que Johan Bruynell vérifiait que l'agent de l'Agence Francaise de Lutte contre le Dopage (AFLD) était bien ce qu'il préténdait être, Lance Armstrong s'était soustrait à la surveillance de l'agent, officiellement pour prendre une douche. De fait,  un réglement des contrôles anti-dopages a bien été violé, même si par ailleurs, le contrôle s'est bien passé et a donné des résultats négatifs. En tout cas, cette affaire a ravivé les polémiques entre les pro-Armstrongs, considérant qu'il ne fallait pas chipoter, alors que, semble-t-il, l'AFLD ne laisse pas de répit au champion américain, et les anti-Armstrongs, favorables à une interdiction de courir au Tour d'Italie et de France. Personnellement, je pense qu'une solution mixte, incluant un blâme, comme quand on fait un "no-show" était la plus adaptée (au bout de deux ou trois no-shows, suspension). Mais, cela a été une bonne piqure de rappel sur le fonctionnement de Lance Armstrong, avec sa communication très contrôlée, qui ne fait que donner une illusion de transparence : certes, il parle beaucoup, mais, comme on la vu encore lors du Tour d'Italie, il préfére les bulletins personnels aux conférences de presses avec questions libres (ce qui n'est pas sans rappeler certains modes de communications politiques). Lance Armstrong est aussi à part, par son impact médiatique : nul autre coureur cycliste a drainé autant d'intérêt médiatique et autant de sponsors que Lance Armstrong. Avant sa retraite, ses revenus approchaient d'ailleurs ceux des des professionnels des "sports à fric" : football, basket, formule 1. En tout cas, depuis qu'il a annoncé son retour, les pages "cyclisme" des journaux papier ou en ligne ont repris du poil de la bête. Les journalistes ne peuvent pas ne pas parler de Lance Armstrong, même si il a un rôle minime dans la course. Mais, en même temps, ça rejaillit un peu sur les autres coureurs. Ainsi, quand, par sa participation, Lance Armstrong donne un éclairage médiatique sans précédent au tour Down Under, cela permet aussi de mieux connaître Allan Davis, le vainqueur.  On s'intéresse plus généralement aux gens qui peuvent battre un Lance Armstrong vieux dans ses grands tours, à commencer par Alberto Contador, son coéquipier espagnol à Astana. Après avoir remporté les trois grands tours les deux années précédentes, le jeune Espagnol apparaît comme le favori à la victoire dans le Tour de France pour nombre d'observateurs, et donc, est, à ce titre, un rival d'Armstrong, l'empêchant de faire un improbable retour en maillot jaune sur les Champs Elysées. On épie les moments ou les deux hommes forts d'Astana courent ensemble : cela ne s'est passé que sur une seule course, le Tour de Castille et Leon, ou leur collaboration a été prématurément interrompue par la fracture de la clavicule sur chute de Lance Armstrong. Mais, on regarde aussi les courses ou Alberto Contador étale sa forme (dans uen saison toute axée sur le Tour de France) : par exemple sur Paris-Nice, mais aussi on s'intéresse davantage aux classiques, notamment via les succés de la Quickstep, via les Belges Stijn Devolder (vainqueur du Tour des Flandres) et Tom Boonen (vainqueur de Paris-Roubaix), bien épaulés par un Sylvain Chavanel, pour faire plaisir aux médias hexagonaux, ou via le duo des frères Schleck sur Liège-Bastogne-Liège, avec la victoire du petit frère, Andy.
Là, en ce moment, c'est le Giro : Lance Armstrong, revenu de blessure, s'aligne pour la première fois sur le Tour d'Italie, à l'occasion du centenaire de cette compétition. Au-delà du vainqueur du Tour de France du centenaire, qui fait des performances honorables (dans le top 20, proche du top 10), le plateau de ce tour d'Italie est assez relevé : avec des coureurs qui ont aussi bien figuré sur les grands Tours : Carlos Sastre, le vainqueur espagnol sortant du Tour de France (qui a rejoint l'équipe canadienne Cervélo), Denis Menchov, le russe double vainqueur de la Vuelta (chez Rabobank), Levi Leipheimer, l'Américain leader de Astana pour cette course, et aussi Ivan Basso, l'Italien de retour de suspension de deux ans pour dopage (maintenant chez Liquigas), mais aussi des habitués des belles performances sur le Tour d'Italie : les Italiens Danilo di Luca (LPR), Damiano Cunego (Lampre), Gilberto Simoni, Stefano Garzelli, ou Franco Pellizoti (Liquigas). En ce moment, Menchov a la main, et le maillot rose, et doit notamment surveiller son dauphin, Danilo di Luca lors de cette dernière semaine de course. Carlos Sastre, en gagnant une des étapes les plus accidentées du parcours lundi, s'est placé sur le podium, et a rappelé qu'il faut toujours compter sur lui dans les Grands Tours de trois semaines.

 Voilà pour les nouvelles de la planéte sport.


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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 12:08
Vous savez ce que c'est, le temps ça va ça vient, surtout sur internet !
Donc, me revoilà pour un temps indéterminé, après un gros travail. Cela ne m'a pas empêché de me tenir au courant des actualités et de penser diverses choses. Je vais vous faire part de quelques réflexions, de façon assez bréves...
 Pas d'explications de vie privée pour l'instant (ce serait malvenu, on ne sait jamais), mais quelques commentaires sur les sujets qui m'intéressent : sport, politique, etc...

Le prochain billet traite de sport !


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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 18:40
    Mes jeux

     Un très court billet, pour donner des nouvelles en plein mois d'aôut.
    Je ne parlerais pas des JO. Peut-être à cause d'un boycott, ou peut-être à cause d'un suivi de loin. Eh oui, j'ai une grosse occupation en ce moment. Et, c'est parfois encore plus laborieux qu'arriver à pied par la Chine !  Bref, à coeur vaillant, rien d'impossible, et je me batterais.
    Pendant, ce temps-là, je laisse nos sportifs faire preuve de bravitude, sous, sur, autour de la Muraille de Chine, et enthousiasmer le Pékin moyen. Nos athlètes français ont travaillé plus pour gagner plus d'argentn jusqu'à maintenant. Même si enfin est arrivé l'or, sans qu'il soit venu de Laure. En tout cas, il a été acquis de haute lutte ! Come on !


    Sondage

    Ah oui ! On va aussi bientôt revoir l'équipe de France de football à l'oeuvre, avec un match amical qui se profile contre les Suédois. Quelle visage afficheront les Bleus, avec une fédération française qui marche sur des oeufs, un Raymond Domenech qui ne se laissera pas marcher sur les pieds,  et un Alain Boghossian bombardé "Monsieur Bonne Ambiance" dans le staff.
       Raymond Domenech a communiqué sa liste, comportant beaucoup de joueurs de Ligue 1 (la compétition hexagonale venant de reprendre, Lyon devant). Maintenant, je me rappelle que je vous avais laissé un petit sondage sur le nouveau capitaine des Bleus. Je n'ai eu que 4 réponses. Deux votes pour Jérémy Toulalan, un pour William Gallas, et un pour Grégory Coupet. Le nouveau gardien de l'Atletico Madrid, n'a pas encore vraiment repris, et n'a pas été appelé. Il est vrai que côté gardiens, la hiérarchie en Bleu est à reconstituer : on a cinq gardiens : Grégory Coupet, Sébastien Frey, Steve Mandanda, Mickaël Landreau et Hugo Lloris, aucun d'entre eux ne partant avec une longueur d'avance, Landreau semblant toutefois avoir une longueur de retard. Il est fort logique que Raymond Domenech ait appelé les deux jeunes, Mandanda et Llloris, qui sont plus dans le rythme de la compétition, pour ce match amical. Lors de celui-ci, notons aussi que Philippe Mexés et Bakary Sagna, vont sans doute jouer une partition importante pour déterminer leur place dans la future équipe de France. Pour tous les autres aussi évidemment, c'est l'occasion de montrer où ils en sont, même si certains ont plus de certitudes, comme Jérémy Toulalan, qui, sauf accident, semble avoir une place bien chaude chez les Bleus, ou Rod Fanni, qui est avant tout là pour dépanner, sauf superbe saison à venir. Et, donc, dans ce match amical, on devrait voir aussi un nouveau capitaine des Bleus... Avec l'ombre de Patrick Vieira, encore une fois blessé, pas sûr que le brassard soit attribué de façon définitive... Mais, néanmoins, c'est peut-être le dernier moment pour voter sur qui vous voyez comme capitaine des Bleus en 2010....

  
http://www.123votez.com/sondages/sondage-gratuit-18007_32677.php

    Bon mois d'août


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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 23:21

            Le Tour de France 2008 a rendu son verdict :

 

            -Gert Steegmans sauve le tour des Quikstep et prouve qu’il n’est pas que le poisson pilote de Tom Boonen (absent du tour à cause d’un contrôle positif à la cocaïne) , mais aussi un sprinter puissant, en remportant l’étape de prestige des Champs-Elysées

            -Côté sprinters, Oscar Freire, l’Espagnol de Rabobank, conserve facilement son maillot vert, puisque mis à part l’arrivée au Champs-Elysées, il n y eut pas de sprint massif dans la dernière semaine, et les points furent répartis entre les différents attaquants de la journée. Thor Hushovd et Erik Zabel terminent sur le podium du classement par points

            -Parmi les attaquants, Sylvain Chavanel a fini par échapper à la meute, et conclure victorieusement une échappée. Le plus combatif du Tour s’était échappé en compagnie d’un autre français Jérémy Roy (Française des Jeux) à la moitié de l’étape allant à Montluçon (la dernière occasion avant le contre-la-montre et l’étape des Champs-Elysées) Sylvain Chavanel, avant de quitter son équipe Cofidis et de rejoindre Quikstep, a été désigné le plus combatif du Tour et a enfin eu sa première victoire d’étape sur le Tour.

            -En plus de lui et de son coéquipier Samuel Dumoulin en première semaine , on a eu le droit à une autre victoire française avec Cyril Dessel au bout de la descente sur Jausiers, après une étape avec deux cols hors-catégorie : la Lombarde et la Bonnette-Restefonds. Le coureur d’Ag2R s’était d’abord intégré dans un gros groupe de contre-attaque dans le col de la Lombarde, lancé à la poursuite des quatre premiers échappés du jour : l’Allemand Stefan Schumacher, les Français Thomas Voeckler et Christophe le Mével et un Suisse. Tandis que Schumacher, l’ancien maillot jaune, lâchait tour à tour ses compagnons d’échappés, derrière le gros groupe d’une vingtaine de coureurs, où on trouvait notamment Cyril Dessel, Sylvain Chavanel (une fois de plus échappe), Juan-Antonio Flecha l’Espagnol pour la Rabobank, George Hincapie l’Américain de Team Columbia, John-Lee Augustyn, le Sud-Africain de Barloworld, Jaroslav Popovych l’Ukrainien pour la Lotto, Jens Voigt et Arvesen pour la CSC, David Arroyo, Nicolas Portal et un autre de leurs coéquipiers de la Caisse d’Epargne, plusieurs petits groupes se détachaient, avec notamment Sandy Casar de la Française des Jeux, David Moncoutié de la Cofidis et des coureurs classés entre la 10éme et 20éme place du classement général, comme le jeune Belge de Cofidis, Maxime Montfort, l’Italien Damiano Cunego, ou Tadej Valjavec le Slovène d’Ag2R. Mikel Astarloza, 11éme du général à ce moment-là, ne parvint jamais à revenir sur les groupes devant lui. En revanche, dans la vallée entre les deux cols, il y eut un regroupement assez large des échappés derrière Stefan Schumacher. Les Lampre (Paolo Tiralongo et Szmydt) avait effectué un travail certain pour leur leader, tandis que les Cofidis, David Moncoutié et Sylvain Chavanel avaient essayé d’épauler Maxime Montfort. A mi-pente de la Bonnette-Restefond, ce furent les Ag2r qui prirent leurs responsabilités. Cyril Dessel accéléra le rythme du groupe pour faire gagner du temps à Tadej Valjavec. Cela provoqua la perte de nombeux coureurs, dont Maxime Montfort, et Damiano Cunego. Au final, avec Cyril Dessel et Tadej Valjavec, il ne resta plus que les Caisse d’Epargne, David Arroyo et Nicolas Portal, John-Lee Augustyn, Jaroslav Popovych, Sandy Casar, George Hincapie et son coéquipier bélarus Konstantin Sioutsiou. Ils rattrapèrent puis lâchèrent Stefan Schumacher. Et, John-Lee Augustyn donna un dernier coup d’accélérateur dans le dernier kilomètre pour passer en tête au sommet du plus haut col du Tour. L’Afrique du Sud fut donc à l’honneur en haut, mais pas en bas. Le Sud-Africain chutait dans un ravin de pierraille. L’image fut spectaculaire, mais heureusement, il y eut plus de peur que de mal. Ce furent quatre hommes qui finalement se disputèrent la victoire à Jausiers. Et Cyril Dessel fut le plus malin en devançant ses compagnons d’échappée avant le dernier virage, pour gagner devant Sandy Casar (doublé français, donc, comme pour plus tard Sylvain Chavanel et Jérémy Roy), David Arroyo et Jaroslav Popovych.les quatre bouquets de Marc Cavendish

            -On avait eu aussi parmi les Français à l’honneur Romain Feuillu, qui porta une journée le maillot jaune, avant d’en être dépossédé par Stefan Schumacher dans le premier contre-la-montre. En tout et pour tout, Romain Feuillu se classa trois fois troisième d’étape dans ce Tour de France : une fois battu au sprint dans le groupe d’échappé, une fois dans un sprint massif, comme je l’ai déjà évoqué. Et, la dernière fois, ce fut l’étape de Saint-Etienne, où il régla un groupe de trois coureurs, avec aussi Christophe le Mével et Mikel Astarloza, après n’avoir pu suivre l’Allemand de Team Columbia Marcus Burghardt dans la côte à mi-parcours. Le Grand Allemand avait ensuite rejoint Carlos Barredo pour l’accompagner et le battre au sprint à l’arrivée. Cinquième succès d’étape pour la Team Columbia après . Pour en revenir à Romain Feuillu, ce qui l’avait un peu handicapé sur cette étape, marquée aussi par les difficultés de Damiano Cunego suite à une chute qui causa finalement son abandon, c’était des ennuis intestinaux. Le jeune Français eut encore des problèmes l’étape suivante, puisqu’il fût lâché par le peloton en compagnie de Fabian Wegmann, le champion d’Allemagne, et Juan-Antonio Flecha. Les trois hommes arrivèrent hors délais par rapport au vainqueur du jour, Sylvain Chavanel, ce qui les empêcha de voir les Champs-Elysées, contrairement à Wim Vansevenant le Belge de Lotto, qui avec habileté parvint à terminer le Tour lanterne rouge (dernier du classement)

            -J’ai évoqué plusieurs fois dans les paragraphes précédents Stefan Schumacher. Dans la dernière semaine, on le vit presque aussi souvent que Sylvain Chavanel s’échapper. Echappées non victorieuses. En revanche, deuxième victoire pour le deuxième contre-la-montre, celui du samedi

            -Ce contre-la-montre fut décisif pour le classement général, et donc il est temps pour moi d’évoquer comment Carlos Sastre a gagné ce Tour.

 

            Après l’étape de Prato Nevoso, l’équipe CSC avait le maillot jaune par l’intermédiaire de Franck Schleck, mais avec un écart minime, sous la menace directe de bons rouleurs de contre-la-montre comme Cadel Evans, Denis Menchov ou même Christian Vandevelde. A part distancer légérement Christian Vandevelde et le sortir de la course au maillot jaune, l’étape Cuneo-Jausiers ne permit pas au CSC de développer une tactique offensive. Ils avaient bien envoyé deux coéquipiers, Jens Voigt et Arvesen à l’avant, qu’ils avaient ensuite récupéré pour les aider dans le col de Bonnette, mais le vent qui soufflait au sommet les avaient dissuadés de passer à l’attaque. Avec la descente après, la fatigue dépensée pour gagner quelques secondes aurait pu être préjudiciable pour l’étape suivante. De plus, en dehors d’Andy Schleck, qui lui était trop loin du maillot jaune, personne ne semblait très en forme dans le groupe maillot jaune. Les favoris arrivèrent donc tous ensemble à Jausiers, près de deux minutes après Cyril Dessel. Seul Denis Menchov déboursa trente secondes en étant lâché dans la descente. Au classement, Franck Schleck précédait toujours le maillot à pois Bernard Kohl de sept secondes, Cadel Evans de huit secondes et son coéquipier Carlos Sastre de cinquante secondes. Denis Menchov était désormais cinquième à près d’une minute, et Christian Vandevelde sixième à plus de deux minutes. Alejandro Valverde, qui, à l’exception notable de l’étape d’Hautacam, réussissait toujours à suivre les meilleurs, était septième du général. Dans le top 10, on retrouvait aussi Samuel Sanchez, d’Euskatel et Tadej Valjavec, grâce à son échappée du jour. Andy Schleck, lui, reprenait le maillot blanc de meilleur jeune à Vincenzo Nibali. Le jeune Luxembourgeois le conserva jusqu’au bout, en gardant à l’œil le tchéque Roman Kreuziger (on vit même Schleck et Kreuziger s’échapper avec Dessel et Dumoulin, les régionaux de l’étape de Saint-Etienne)

            Les CSC avaient donc remis à l’étape des trois cols hors-catégorie : Galibier, Croix de Fer, et Alpe d’Huez, la dernière grande étape de montagne, le projet de reprendre du temps à Cadel Evans. Seule la montée finale fut vraiment décisive. Avant, des coureurs comme Peter Velits le Slovaque et Stefan Schumacher avaient eu l’occassion de s’échapper, la CSC avait eu l’occasion d’imprimer un bon rythme dans les cols, et le Français Jérôme Pineau avait eu l’occasion de s’échapper dans la descente de la Croix de Fer, rejoindre Peter Velits à l’avance et aborder seul en tête les virages mythique de l’Alpe d’Huez. Dès après le premier virage, il fut rattrapé par le groupe des favoris d’où s’était extrait Carlos Sastre. L’Espagnol avait décidé d’attaquer dès le pied, avec l’accord de son co-leader Franck Schleck, qui lui devait surveiller Cadel Evans avant éventuellement de le contrer ou de tenter sa chance si Sastre coinçait. C’était donc la tactique de la tenaille . Tactique qui aurait pu être mise à mal si Denis Menchov avait réussi à s’accrocher à la roue de Carlos Sastre. Mais, le Russe ne tint pas le rythme et il fut lâché par Carlos Sastre, mais aussi par le groupe maillot jaune, mené par Bernard Kohl, le maillot à pois. Le groupe des favoris resta un moment à vingt secondes de Carlos Sastre, avant que l’Espagnol finisse par prendre le large. En effet, le groupe maillot jaune progressait par à coup, au rythme des accélérations de Bernard Kohl, d’Alejandro Valverde, Samuel Sanchez ou Vladimir Efimkin, tous rattrapés par Andy Schleck, et des temporisations qui suivaient. Ce rythme en dents de scie permit au Ag2R, Tadej Valjavec et Stéphane Goubert, et même Denis Menchov de recoller. Les Ag2R étaient donc trois dans ce groupe. C’est pourquoi on vit Stéphane Goubert se porter en tête, pour faire avancer un peu le groupe pour ses deux leaders, Efimkin et Valjavec. Christian Vandevelde, aussi présent roula. En revanche, l’autre équipe représentée par plus d’un coureur, CSC, avec les deux frères Schleck, ne roulait pas, et pour cause, il fallait protéger la fuite de Carlos Sastre, dont l’avance approchait deux minutes. Franck Schleck savait qu’il était prisonnier de la tactique de son équipe et qu’il allait perdre son maillot jaune. Quant à Andy, il était fort, mais ne donna pas de bon de sortie pas même à Stéphane Goubert, le moins dangereux au classement général. Finalement à cinq kilomètres de l’arrivée, Cadel Evans prit ses responsabilités et donna tout pour limiter l’écart sur Carlos Sastre. L’Espagnol leva les bras sur la ligne : gain d’étape, et gain du maillot jaune. Plus de deux minutes après, arrivèrent Samuel Sanchez et Andy Schleck, qui précédaient un peu le reste du groupe des favoris : Franck Schleck, Christian Vandevelde, Alejandro Valverde, Vladimir Efimkin, Cadel Evans, Bernard Kohl, Denis Menchov, Tadej Valjavec et Stéphane Goubert. Cadel Evans était désormais quatrième du général à un peu plus d’une minute trente de Carlos Sastre, un écart qu’il pouvait combler dans le contre-la-montre final. Derrière Carlos Sastre, le deuxième du général était Franck Schleck, son coéquipier, juste devant Bernard Kohl.

            Pour le dernier contre-la-montre, on s’attendait à ce que ces deux derniers, plutôt grimpeurs, disparaissent du podium, au profit par exemple de Denis Menchov. Quant à la première place, elle se jouerait entre Carlos Sastre et Cadel Evans, deux coureurs habitués des places d’honneur dans les derniers Tours de France.

            Finalement, Carlos Sastre ne concéda contre toute attente qu’une trentaine de secondes à Cadel Evans dans l’épreuve chronométrée. L’Espagnol, grâce à son maillot jaune, se sublima pour arriver treizième du contre-la-montre, mais ce fut finalement l’Australien qui surprit par sa performance mi figue-mi raisin dans la contre-la-montre : huitième, il payait visiblement la fatigue de la huitième semaine. Cependant, il faut bien dire que contrairement à ce que prétendaient les observateurs, ce n’est pas non plus le grand coureur de contre-la-montre. Il n’en a jamais gagné sur le Tour, tout comme les étapes en ligne. Le coureur est néanmoins sympathique, et aurait fait un bon vainqueur de ce tour de transition. Laissons Carlos Sastre, qui fut équipier de gros leaders (dopés plus ou moins reconnus : Ivan Basso, Tyler Hamilton, Laurent Jalabert), prendre sa chance, et conclure le travail d’équipe des CSC, menés par Bjarne Riis, ancien vainqueur dopé du Tour de France. Notons que Bernard Kohl, l’Autrichien de Gerolsteiner réussit à conserver sa troisième place et son maillot à pois. Il sera sur le podium contrairement à Denis Menchov, quatrième et qui doit regretter des petits débours de temps dans la plaine ou les descentes, Christian Vandevelde, cinquième (grâce à sa quatrième place dans le chrono) et Franck Schleck, rétrogradé finalement à la sixième place. Son frère est 12éme du général et meilleur jeune. Le bon tour des Luxenbourgeois est complété par la bonne performance de Kim Kirchen, ancien porteur du maillot jaune, et finalement huitième du général, juste derrière Samuel Sanchez et devant Alejandro Valverde. En dixième et onzième position, on trouve les deux coureurs d’Ag2R, Tadej Valjavec et Vladimir Efimkin. Le meilleur Français est Sandy Casar, quatorzième, juste devant Amaël Moinard, quinzième.

            Les bonnes places des Français dans les grosses étapes et le rythme un peu moins fort que les années précédentes aussi bien dans les montées sèches que dans les contre-la-montre, où personne ne se montra écrasant, laisse à croire que le dopage a été limité dans ce Tour, même si il ne faut pas se leurrer : il existe toujours, plus ou moins rampant. Il y eut quatre cas de dopages détectés : les espagnols Beltran et Moises Duenas, l'Italien Ricardo Ricco, et finalement Fofonov, le Kazakh à la fin du Tour. Concernant Ricardo Ricco, dont l'exclusion a entraîné le départ de son équipe du Tour, le licenciement de son compagnon de chambrée et visiblement de dopage, Leonardo Piepoli, et le retrait du sponsor Saunier-Duval du cyclisme, il vient d'avouer s'être dopé. Mais, seulement cette fois-ci, et tout seul. Une façon de circonscrire l'affaire à l'évidence. Ce n'est pas aujourd'hui que la loi de l'omerta qui a cours dans le dopage sportif, comme dans tout réseau mafieux, finira. Ricardo Ricco devrait avoir au plus deux ans d'exclusion, et il reviendra, tout comme Ivan Basso.
           N'oublions pas que ce tour de la bascule était peut-être la meilleure chance pour Carlos Sastre ou Cadel Evans d'inscrire leur nom au palmarés, puisque l'année prochaine, on devrait revoir Ivan Basso, Alberto Contador, Andreas Klöden et autres Levi Leipheimer..

- Publié dans : Spectacles sportifs, cinématographiques,...
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