L'Euro entre dans sa phase à élimination directe avec les quarts de finale :
-Portugal-Allemagne
-Croatie-Turquie
-Pays-Bas-Russie
-Espagne-Italie
Toutes ces équipes peuvent gagner l'Euro, c'est donc toujours assez illusoire de parler de favoris. Cela dit, je vous livre ce que je pense de ces équipes.
Les favoris
Portugal, le favori logique ?
A l’Euro 1996, ils étaient en quarts de finale. En 2000, en demi-finale. En 2004, en finale. Est-ce que le moment est venu pour les Portugais de gagner leur premier titre majeur (hors compétitions espoirs)
En tout cas, ils ont bien pris la mesure de la compétition lors de ce premier tour. Qualifiés tranquillement en dominant et marquant deux buts de plus que leurs deux premiers adversaires, ils ont certes perdu leur dernier match, mais ils alignaient une équipe remplaçante, qui a touché le poteau une fois lors de la premier mi-temps et a subi le baroud d’honneur de la Suisse, qui, déjà éliminée, obtient devant son public sa première victoire en compétition européenne.
Le Portugal, mené par Luiz Felipe Scolari, bon entraîneur, colérique, mais dont le discours semble bien passer chez les joueurs, est visiblement une équipe arrivée à maturité, qui regorge de talents.
Les plus :
-Un milieu de terrain joueur et efficace, avec notamment Deco, le maître à jouer, qui semble monter en puissance, Moutinho, qui révèle sa classe aux yeux du monde lors de cet Euro, Petit pour assurer la récupération, Cristiano Ronaldo, Simao, Quaresma et Nani pour mettre le feu dans les défenses adverses en s’appuyant sur le pivot qu’est Nuno Gomes
-Dans un rôle de piston latéral droit, prêtant main forte en défense et en attaque, Bosingwa (qui peut être remplacé par Miguel, dont je me rappelle qu’il n’est pas non plus mauvais) est précieux
-La défense centrale : Pepe et Ricardo Carvalho sont dans la force de l’âge et rompus aux grands matches.
Les faiblesses :
-Pas de bon spécialiste au poste de défenseur latéral gauche : c’est Paulo ferreira, latéral droit de métier qui s’y colle
-Des avants-centres qui marquent pas ou peu : le capitaine Nuno Gomes (dont j’ai déjà évoqué les autres utilités), Helder Postiga et Hugo Almeida ne sont pas des cadors.
-Les deux stars de l’équipe, Cristiano Ronaldo et Deco, ne sont peut-être pas au top de leur forme : Cristiano Ronaldo fatigué par une saison de tous les records en club, Deco qui lui en revanche, sort d’une mauvaise saison avec le Barça. Ca a suffit face à la Turquie et la République Tchèque, mais il faut voir pour la suite.
-Le gardien n’est pas le meilleur du monde, et on n’a pas l’impression que la défense portugaise a toute la sérénité nécessaire sur les coups de pieds arrêtés
Les interrogations : faut-il faire jouer Cristiano Ronaldo en pointe ? Il a marqué beaucoup plus de buts que tous les avant-centres de son équipe réunis cette saison. Mais, son efficacité dans le jeu, mais aussi comme buteur, s’exprime surtout quand il peut partir de loin dans des dribbles pour déborder la défense. Et, il n’est pas sûr qu’il soit fait pour attendre le ballon dans la surface. Cela dit, étant donné qu’il est fatigué en cette fin de saison, il n’a plus la même capacité d’accélération, et si on le met en pointe et si on le remplace au milieu par un des nombreux ailiers talentueux qui piaillent d’impatience sur le banc : Quaresma, Nani, ça peut être une idée.
Le Portugal affronte l’Allemagne en quarts
Allemagne, le géant en questions
Après un match superbe face à la Pologne, conclu par un 2-0, l’Allemagne a été très décevante par la suite des matchs de poule : battue par l’habile Croatie, et gagnant grâce à un but marqué sur coup franc par Ballack face à l’Autriche, qui, malgré sa belle envies, n’a pas caché ses lacunes techniques. Bref, on a vraiment du mal à savoir où en est l’Allemagne. Pour le quart contre le Portugal, elle pourrait être privée de Podolski, son meilleur buteur, et de Torsten Frings, son milieu récupérateur
Les forces :
-une capacité à jouer vite dans les espaces, avec les appels des joueurs latéraux : Podolski, Schweinsteiger, Fritz, Lahm, Jansen,…
-Des frappeurs puissants, capables de surprendre de près ou de loin un gardien : Ballack, Frings, Podolski, Lahm, Klose, Schweinsteiger, on les as tous déjà vus marqué de superbes buts
Les faiblesses :
-Le milieu de terrain, qui a toutefois été très fort contre la Pologne, peut se faire priver de ballon et contourner par une équipe qui quadrille bien le terrain, ce qui annihile le jeu allemand. Frings et Ballack n’ont pas maîtrisé les débats en milieu de terrain lors des derniers matchs
-La défense : elle semble toujours être le point faible des Allemands, avec ses deux grands : Mertesacker et Metzelder (ce dernier, le brun barbu, étant peut-être plus dans le coup que son partenaire), à la vivacité limitée. De plus, le gardien Jens Lehman a pris deux ans de plus.
-La méforme de Mario Gomez, pourtant si bon en Bundesliga : quand un attaquant qui dispute sa première compétition internationale, accumule les erreurs et perd la confiance, c’est parfois dur de remonter la pente.
Les interrogations : les attaquants de pointe vont-t-ils être à la hauteur. Ceci inclut Gomez, les remplaçants moins bons Neuville et Kuranyi, mais aussi Miroslav Klose, qui cumule une dizaine de buts en Coupe du Monde, mais pour l’instant n’est pas décisif. Podolski est lui aussi attaquant, il marque (trois buts pour l’instant), mais Joachim Löw le fait jouer milieu offensif.
Croatie, révélation, outsider ou tout simplement favori ?
Un certain nombre d’observateurs à la recherche d’une surprise du genre Grèce 2004, avait mis une petite pièce sur la Croatie. D’autres les découvrent maintenant, après leur victoire sur l’Allemagne et leur plein de points dans ce Groupe B, parlant de révélation. En tout cas, après avoir éliminé l’Angleterre en phase d’éliminatoires, après avoir géré de main de maître la phase de poules : déjà qualifiés après le deuxième match, gagnant le dernier match avec leurs remplaçants, alors que la Turquie se présente à eux, je crois qu’il faut mettre la Croatie au rang des favoris de cet Euro. Notons toutefois qu’avec la faiblesse réputée de l’Autriche, et le délitement de l’équipe de Pologne, comme souvent en phase finale, il y a quelques difficultés à juger la Croatie, comme l’Allemagne, à l’aune de ce qui s’est passé dans ce groupe B
Les forces :
-une belle homogénéité de l’équipe : de la défense à l’attaque, ça quadrille bien le terrain latéralement et longitudinalement. On se rend compte en plus que les remplaçants sont à la hauteur
-sur les ailes, on a de bons centreurs : Srna, Prajnic, Krankcjar et autres
-l’ensemble de l’équipe est technique, à l’image de Modric, le jeune meneur de jeu talentueux
-l’esprit d’équipe a l’air d’être au rendez-vous, autour de l’entraîneur Slaven Bilic, grand ancien de l’épopée de 1998.
Les faiblesses (assez difficiles à dire)
-en cas de défaillance individuelle (par exemple en attaque), c’est toute l’équipe qui peut être affectée
-si le collectif se délite ou sombre physiquement, il n y a pas de grand joueur pour inverser le destin
Les interrogations : est-ce que la Croatie peut tenir le coup physiquement ? Cela avait été une surprise de voir plonger complètement les Croates lors de la deuxième mi-temps de leur match contre la modeste Autriche, ce qui au passage avait renforcé la surprise dans l’autre sens, quand ils avaient donné la leçon aux Allemands. Est-ce que les problèmes physiques du début de compétition sont derrière eux, liés à une préparation Duverne-like en vue d’une montée en puissance, ou est-ce qu’on les verra réapparaître dans les matchs à élimination directe, avec leurs éventuelles prolongations ?
Pays-Bas, la plus forte impression
Comme la Croatie, ils sont sortis avec neuf points de leur groupe, mais leur démonstration fut encore plus éclatante, avec des buts tous plus magnifiques les uns que les autres, marqués à des adversaires de renom : Roumanie, et surtout France et Italie. 9 buts marqué, un seul encaissé, c’est festival. La génération encore un peu tendre au point d’en être rugueuse à la Coupe du Monde 2006, regorge de talents offensifs, dont les contre-attaques sont précises.
Les forces :
-des milieux relayeurs offensifs, qui savent tout faire dans la lignée du football total : défendre, faire des passes longues, marquer dans la surface, balancer des mines en lucarne depuis hors de la surface : Van Der Vaart, Sneijder
-des ailiers de feu : Robben, ou Kuyt, et Van Persie, les deux derniers étant plus avant-centre de nature, mais quand on est doué et motivé, on peut jouer n’importe où
-un attaquant axial expérimenté, intelligent et doué : Ruud Van Nistelrooy, avec sur le banc d’autres attaquants plus jeunes, mais tout aussi dangereux, comme Huntelaar
Les faiblesses :
-la défense a été à la hauteur de ce premier tour, mais elle a concédé quand même de nombreuses occasions à l’Italie et la France. Les défenseurs centraux sont peut-être un peu lourds. Pour l’instant, ils s’en sortent, et ils peuvent s’appuyer sur un grand Van der Sar. Mais jusqu’à quand ?
Les interrogations :
Et, si les Pays-Bas étaient menés, que la réussite les fuyait, aurait-t-il les ressources morales pour assiéger la défense adverse et revenir au score ?
Italie, le champion du monde revenant
Pendant une minute, après l’ouverture du score de Mutu sur une erreur de Zambrotta, l’Italie était éliminée de l’Euro au deuxième match. Mais, ils sont revenus au score. Puis, à nouveau au bord du gouffre avec le penalty roumain, Gianluigi Buffon sort un arrêt de grande classe. Pour le troisième match, les Italiens ne sont pas maîtres de leur destin, puisqu’il suffit à la Roumanie de gagner contre les Pays-Bas pour qu’ils soient éliminés. Comme ils affrontent une équipe qui leur a toujours posé des problèmes durant ces dernières années, la France, en Italie, on doit retenir son souffle.
Mais, après un match (contre les Pays-Bas) et une mi-temps (contre la Roumanie) où ils étaient poursuivis par la malchance, la chance va revenir. La poisse est du côté français avec la blessure de Ribéry, la mauvaise défense d’Abidal sur Luca Toni, qui amène à son exclusion, et un penalty transformé par Pirlo. Les Italiens ont ensuite poussé pour marquer un second but, mais Luca Toni ne trouve pas le cadre sur une jolie retournée et Fabio Grosso voit son superbe coup franc arrêté par Grégory Coupet. Au final, l’Italie n’aura eu qu’un quart d’heure de franche domination, avant et après le but sur penalty. En deuxième mi-temps, à 11 contre 10, elle ne surclasse pas la France, mais rajoute un autre but sur un coup franc de De Rossi détourné par Thierry Henry. Alors que les Pays-Bas ont battu la Roumanie 2-0 aussi, l’Italie avec 4 points accède aux quarts de finale, qu’elle devra jouer face à l’Espagne sans ni Pirlo ni Gattuso qui ont reçu un carton jaune durant le match contre la France
Les forces :
-Leur qualification in extremis, et leur statut de champion du monde, leur donne un mental supérieur
-Leur jeu offensif est de bonne facture, avec des centres, des passes longues de Fabio Grosso, Andrea Pirlo, De Rossi et autres et une tour de contrôle comme Toni, plus des joueurs un peu plus provocateurs, comme Antonio Cassanno. Toute l’équipe, qui a été beaucoup remaniée d’un match à l’autre, est bien dans l’Euro.
-Gianluigi Buffon est l’un des tout meilleurs gardiens au monde
Les faiblesses :
-Même si les lourds Barzagli et Materazzi ont été sortis des titulaires, la défense italienne n’est pas une assurance tout risques
-Attention à la tentation de jouer petitement. Contre la France réduite à 10, les Italiens n’ont pas trop emballé la deuxième mi-temps, et laissé par exemple des boulevards a François Clerc sur l’aile droite, assez mal utilisés par les Français.
Les interrogations : Luca Toni finira-t-il par marquer un but (validé) ? Le grand attaquant du Bayern Munich a été dangereux en prenant des ballons de la tête ou du bout du pied dans la surface, mais ce fut toujours à côté.
Espagne, pour mater le destin
L’Espagne, comme les Pays-Bas, a fait forte impression lors de ce premier tour : une victoire 4-1 contre la Russie, suivie d’une victoire 2-1 arrachée in extremis contre la Suède, et la qualification était dans la poche. Les remplaçants, aligné pour le dernier match, ont encaissé le premier but de la Grèce (Charisteas, comme pour redonner aux Hellènes la nostalgie de leur titre de 2004, qu’ils ne regagneront pas), mais ont ensuite réagi, avec deux buts : De la Red, sur une remise de la tête de Guiza, l’attaquant mallorquin, qui a ensuite conclu le score.
Voilà l’Espagne en quarts, stade qu’elle n’a plus dépassé dans une grande compétition depuis bien longtemps. Et, pourtant, les Espagnols ont souvent flambé en phase de poule, avant de tomber contre des équipes plus réalistes, plus rompues au match à élimination directe : l’Italie qu’elle doit affronter, est typiquement ce genre d’équipes.
Les forces :
-Un jeu technique qui leur permet de faire de belles choses avec le ballon : au milieu, Xavi, protégé par Senna, pour orienter le jeu, Iniesta et Silva pour apporter de la percussion et de belles passes, de belles montées de Sergio Ramos et Capdevilla, et un duo d’attaquants jeunes et doués : Villa et Torres
-Ces attaquants sont jeunes sans être nés de la dernière pluie : Torres enchante pendant la saison le mythique club de Liverpool, et Villa marque buts sur buts avec l’Espagne
-Casillas est un des meilleurs gardiens du monde
Les faiblesses :
-Pas assez de densité physique en phase défensive : Senna ne pourra pas tout récupérer, et privée de ballon, l’Espagne a plus de mal, même si elle sait jouer le contre comme elle l’a montré contre la Russie
-La défense n’est pas une assurance tous risques
Les interrogations : est-ce qu’ils vont passer le cap des quarts ?
Les outsiders
La Turquie, un mental à toute épreuve
Battus en ouverture par les Portugais, les Turcs se sont vite retrouvés dos au mur. Menés par la Suisse en première mi-temps du deuxième match, ils ont dû se faire remonter les bretelles par Fetih Terim à la mi-temps. Et, alors que le terrain était moins détrempé, les Turcs ont égalisé, puis marqué dans les arrêts de jeu le but de la victoire par leurs remplaçant : Senturk et Turan. Pour le dernier match, un vrai huitième de final contre la République Tchéque, rebelote : première mi-temps ratée, où les Tchéques les ont largement dominés, avec Jan Kohler en tour de contrôle qui distribuait facilement le jeu, et qui finit par conclure. L’équipe turque rentre avec de meilleures intentions en deuxième mi-temps, mais elle se fait contrer. Les premiers avertissements sont sans frais. Mais, Plasil, pour la République tchéque, finit par marquer. Le troisième but n’est pas loin, avec un tir sur le poteau de Polak. Ce milieu de deuxième mi-temps, avec les beaux ballons de contre-attaques et les centres précis tchèques prend fin, quand les Turcs remettent les Tchéques sur le reculoir. Cela combine bien aux alentours de la surface. Et, une frappe de Tuncay (à moins que ça soit Turan) va se loger dans les filets de Cech trop court. Le gardien tchéque, considéré comme l’un des meilleurs du monde, va alors craquer. Il rate sa sortie sur un centre et Nihat n’a plus qu’à pousser le ballon. Mené à la 75éme minute 2-0, la Turquie vient d’égaliser, et peut-être d’arracher une séance de tir aux buts inédite. Mais, ils ne s’arrêtent pas là, et Nihat se présente seul devant Cech. Il enroule merveilleusement bien sa frappe et offre un troisième but à la Turquie. Dans une dernière péripétie de ce match fou, le gardien turc, Volkan a un geste d’humeur à l’encontre de Koller, et est exclu. Plus de changements possibles pour Fatih Terim. C’est Tuncay qui se dévoue pour prendre les gants. Autant dire que si dans les deux minutes restantes, la République Tchéque égalise, elle aura un avantage aux tirs aux buts. Car, aussi peu en confiance soit-t-il, Cech reste un gardien spécialiste, contrairement à Tuncay. Mais les Turcs finissent par confirmer qu’ils viennent d’arracher leur qualification. Jusqu’où iront-t-ils ?
Les forces :
-Une équipe, menée par un homme de poigne, Fatih Terim, qui a de la ressource, capable de renverser le score, notamment grâce à ses changements
-Un milieu à la fois technique et physique pour être présent sur les seconds ballons
Les faiblesses :
-Une défense un peu lourde, qui est débordable
-Dans les mauvais moments, des maladresses techniques
Les interrogations : peut-être vaut-t-il mieux marquer un but aux Turcs en deuxième mi-temps,
pour éviter leur réaction ? C’est bizarre comme els mi-temps ont métamorphosé cette équipe plusieurs fois. Dans ce groupe A, les Turcs ont fait deux mi-temps extraordinaires, deux mi-temps
mauvaises, et deux mi-temps moyennes.
La Russie, en pleine expansion
Si on exclut la période soviétique (durant laquelle l’URSS de l’araignée Lev Yachine avait gagné un EURO), l’équipe russe n’avait jamais jusqu’alors passé la phase de poules d’une grande compétition internationale. Mais, la Russie est de retour comme une grande nation sur la scène internationale, et le football n’échappe pas à la règle. Les pétrodollars affluent aussi dans les caisses des clubs russes. Ces derniers ont ainsi les moyens de retenir les meilleurs joueurs nationaux. Le Zénit Saint Petersburg a gagné la coupe de l’UEFA, deux ans après le Spartak de Moscou. L’équipe nationale russe est donc essentiellement composée de footballeurs jouant au pays, avec ce rythme imposé par l’hiver, qui fait que la saison n’a commencé que depuis quatre mois pour ceux-ci, tandis qu’en Europe occidentale, les joueurs sortent d’une saison éreintante. Ainsi, Zlatan Ibrahimovic, l’attaquant suédois de l’Inter Milan, était visiblement en bout de course. Et, s’il a pu marquer deux buts dans les deux premiers matches de la Suède, limité par ses problèmes au genou, il ne put rien faire contre la Russie. Et, c’est ainsi que les Russes, qui avaient débuté par une sévère défaite contre l’Espagne au premier match, s’est finalement emparé de la deuxième place qualificative aux dépens des Suédois, vainqueurs en ouverture de la Grèce, en les battant 2 à 0. Sur le match d’hier soir, il n y eut pas photo : le jeu collectif vif des Russes amena plusieurs fois le danger dans la surface suédoise, et avec un peu plus de réalisme, le score aurait pu être plus lourd.
Les forces :
-Un entraîneur redoutable Guus Hiddink, qui a outre les Pays-Bas, a entraîné des sélections de seconde zone, Australie et Corée du Sud qu’il a porté à leurs meilleurs résultats…
-Un jeu collectif rapide et technique, avec aucune hésitation à se projeter vers l’avant
-Des joueurs doués, comme notamment Arshavin. Je trouvais un peu exagéré l’insistance des commentateurs sur son absence dans les premiers matchs, et sur l’attente de son grand retour, car un joueur ne fait pas une équipe. Cela dit, force est de constater qu’Arshavin, le joueur de Saint-Petersbourg est un vrai plus dans la circulation de balle et les actions décisives.
Les faiblesses :
-Une défense pas super solide : même si les joueurs ont changé par rapport au match contre l’Espagne, on sent une certaine lourdeur et un manque de sérénité dans cette défense
-On observe parfois un manque de réalisme au moment de conclure leurs belles actions, Palyunichenko a marqué deux buts, mais en a raté aussi beaucoup.
Les interrogations : combien de primes vont offrir les milliardaires Russes si la Russie gagne en finale ?
En tout cas, on a eu une belle phase de poules, avec de superbes matchs. Seul le France-Roumanie était vraiment ennuyeux. Mais la moitié des matches étaient de superbes spectacles. Il y eut beaucoup de buts.
Cela ne présage en rien du spectacle lors de la phase éliminatoire. Au contraire, rien ne dit que les belles équipes ne vont pas fermer le jeu. Mais en tout cas il y aura du suspense.

Pepe, le défenseur portugais, est monté. Après
plusieurs dribbles et un 1-2, l'ancien Brésilien marque le premier but pour la Selecao contre la Turquie - Image AFP