Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 12:17
Je n'avais pas parlé de sport depuis août, donc forcément il s'en est passé des choses entre temps.

Certes, en hiver, on a affaire à ses sports moins médiatiques, quoique le ski alpin ait reçu un éclairage particulier cette année grâce aux championnats du monde de Val d'Isère !

Sinon entre août et mai, c'est toute une saison de football qui s'est jouée. J'y reviendrais sûrement. Notons juste l'événement : après sept ans d'un règne net et sans bavures, l'Olympique Lyonnais ne sera plus champion de France. Je vous avais parlé déjà de cette équipe (voir La forme olympique de Lyon) dont je suis supporter mais sans plus. Je suis pour le beau jeu, comme on dit, et donc, ma foi, je trouve plutôt agréable cette saison de ligue 1, avec pas mal de chocs et de suspense, et je ne suis pas sûr que cette concurrence de Bordeaux, Marseille et Paris ne soit pas un mal pour un bien pour l'Olympique Lyonnais. Pour continuer dans la page foot, je vous avais laissé un petit sondage sur le nouveau capitaine des Bleus:  Essai sondage : après l'Euro 2008 . La réponse de Raymond Domenech, c'est finalement prime aux anciens, et notamment aux derniers champions du monde 1998, encore en activité. Thierry Henry est le capitaine des Bleus, mais on ne sait encore si c'est de façon définitive, puisque cela dépend du niveau et de l'état de santé de Patrick Vieira, dont on se demande toujours si, à son âge il pourra sortir du creux actuel de sa carrière, avec ses blessures récurrentes. Dans les résultats du sondage, l'ancien capitaine des Bleus ne recueillait aucun suffrage. Thierry Henry n'avait qu'une voix, tout comme Grégory Coupet (qui ne jouera visiblement plus pour les Bleus, dépassé par la jeune génération), William Gallas ou Philippe Mexés. Mais, celui qui receuillait la moitié de vos suffrages (c'est à dire 4), c'était Jérémy Toulalan. Le jeune lyonnais est devenu un titulaire incontournable des Bleus en tant que milieu défensif, mais peut être pas encore un taulier rassemblant ses camarades pour pousser l'équipe en avant. En tout cas, même si c'est surtout un essuie glace qui se bat partout sur le terrain pour récupérer le ballon, je l'ai vu faire dans les derniers matchs des Bleus quelques lumineuses passes. Le débat du nombre et du type de milieux défensifs alignés par Raymond Domenech et plus généralement les équipes françaises est éternel, et nul doute que j'y reviendrais sur son blog. De toute façon, au cours de cette saison 2006-2007, l'animation offensive des Bleus a reposé sur une association assez pertinente entre un milieu de terrain organisateur, et un chien fou joueur de rupture, tous deux assez jeunes et avec un gros volume de jeu : je parle évidemment de Yohann Gourcuff, la révélation de cette saison (son premier but avec les Bleus, sur une grosse frappe hors de la surface, permettant l'égalisation lors du match contre la Roumanie (2-2), est sans doute l'émotion football numéro 1 de la saison pour moi), et de Franck Ribéry. Pour finir avec les révélations en bleu, juste un petit mot à propos de Rod Fanni, dont j'avais parlé dans un billet précédent : son interim de Bacary Sagna (et aussi de François Clerc) se révéla plus long que prévu, et il ne fut pas ridicule. Il fait aussi une bonne saison avec le Stade Rennais, battu toutefois lors du derby breton de la finale de la Coupe de France. Le club de Ligue 2, Guingamp, l'a emporté. Beau parcours des cost-armoricains.

Des Jeux Olympiques, je n'ai pas vu grand chose, mais je suis quand même tombé dans la nuit (jour à Pékin) sur les compétitions de BMX, qui m'ont assez scotché : avec en plus à la clé de belles médailles pour les Françaises. La moisson de médailles françaises a été assez importante, mais a manqué de médailles d'or. Enfin, bref, y a eu du sport et du rêve pour les athlètes, c'est tout ce qui compte, quoiqu'on n'oubliera pas le contexte, avec cette obsession de contrôle de la vitrine offerte par les jeux Olympiques par les Chinois.


Podium du 50 m nage libre aux jeux Olympiques de Pékin : derrière le Brésilien Celio, les Français Amaury Levaux et Alain Bernard (par ailleurs médaille d'or sur la distance suéprieure) ramènent deux médailles : argent et bronze de plus.



Sinon, ce qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est la surprise du chef : Lance Armstrong qui reprend la compétition en cyclisme. Après trois ans de retraite, le septuple vainqueur du Tour de France, jamais vaincu depuis le début de son régne en 1999, a donc eu envie de se remettre à la compétition, officiellement pour promouvoir la lutte contre le cancer, et on peut supposer, par envie personnelle aussi. Rejoignant son manager de la grande époque, Johan Bruynell, au sein de l'équipe Astana, il a choisi des courses au quatre coins du monde. Après une valse-hésitation, le Tour de France fera également partie de son programme. Hésitation de sa part, mais aussi de la part des organisateurs du Tour de France. En effet, on retrouve avec Lance Armstrong ce personnage qui divise les amateurs de cyclisme, en particulier en France. Un certain nombre de Français n'aiment pas sa façon d'écraser les courses et de tuer le suspense, mais surtout, on a de forts doutes sur la propreté (en ce qui concerne dopage) de ses victoires. Il n'a jamais été contrôle positif durant sa carrière, mais le rythme qu'il fournissait dans les cols, et que lui emmenait aussi son équipe, est assez insensé, d'autant plus que la plupart des coureurs qui lui tenaient vaguement tête durant ses années de domination (Rumsas, Hamilton, Ullrich, Basso, Landis, Vinokourov, et même plus récemment Klöden), se sont retrouvés mêlés à des affaires de dopage (voir la série d'articles sur le Tour de France : 1998-2007 : Le Tour de France et le dopage dans le cyclisme (suite) . ) De plus, pendant la retraite d'Armstrong , une analyse à posteriori - avec des meilleurs méthodes de détection  - d'un échantillon de son sang (en 1999) a révélé des traces d'EPO. Lance Armstrong a, une nouvelle fois, refusé qu'on examine un échantillon B pour infirmer ou confirmer ce résultat. Après, même si on peut penser (et personnellement je le pense) que le programme de préparation de Lance Armstrong et de son équipe (USPostal, puis Discovery Channel) pour le Tour de France incluait du dopage au moins pour la montée en puissance dans l'entraînement, il n'en reste pas moins que le champion américain avait de nombreuses qualités autres, à commencer par son professionalisme, qui lui permettaient de l'emporter sur ses rivaux, dont certains étaient aussi dopés. Quoi qu'il en soit, il y a d'une certaine manière prescription maintenant, et il est intéressant de voir Armstrong dans un contexte, où il n'est plus le vainqueur sortant, il a un peu vieilli, et la lutte anti-dopage a fait des progrés. Même si il a annoncé se soumettre avec bonne volonté au suivi longitudinal, annonçant même qu'il le ferait de façon publique, Lance Armstrong a déjà réussi à défrayer la chronique, avec ce fameux contrôle anti-dopage lorsqu'il s'entraînait à Nice : pendant que Johan Bruynell vérifiait que l'agent de l'Agence Francaise de Lutte contre le Dopage (AFLD) était bien ce qu'il préténdait être, Lance Armstrong s'était soustrait à la surveillance de l'agent, officiellement pour prendre une douche. De fait,  un réglement des contrôles anti-dopages a bien été violé, même si par ailleurs, le contrôle s'est bien passé et a donné des résultats négatifs. En tout cas, cette affaire a ravivé les polémiques entre les pro-Armstrongs, considérant qu'il ne fallait pas chipoter, alors que, semble-t-il, l'AFLD ne laisse pas de répit au champion américain, et les anti-Armstrongs, favorables à une interdiction de courir au Tour d'Italie et de France. Personnellement, je pense qu'une solution mixte, incluant un blâme, comme quand on fait un "no-show" était la plus adaptée (au bout de deux ou trois no-shows, suspension). Mais, cela a été une bonne piqure de rappel sur le fonctionnement de Lance Armstrong, avec sa communication très contrôlée, qui ne fait que donner une illusion de transparence : certes, il parle beaucoup, mais, comme on la vu encore lors du Tour d'Italie, il préfére les bulletins personnels aux conférences de presses avec questions libres (ce qui n'est pas sans rappeler certains modes de communications politiques). Lance Armstrong est aussi à part, par son impact médiatique : nul autre coureur cycliste a drainé autant d'intérêt médiatique et autant de sponsors que Lance Armstrong. Avant sa retraite, ses revenus approchaient d'ailleurs ceux des des professionnels des "sports à fric" : football, basket, formule 1. En tout cas, depuis qu'il a annoncé son retour, les pages "cyclisme" des journaux papier ou en ligne ont repris du poil de la bête. Les journalistes ne peuvent pas ne pas parler de Lance Armstrong, même si il a un rôle minime dans la course. Mais, en même temps, ça rejaillit un peu sur les autres coureurs. Ainsi, quand, par sa participation, Lance Armstrong donne un éclairage médiatique sans précédent au tour Down Under, cela permet aussi de mieux connaître Allan Davis, le vainqueur.  On s'intéresse plus généralement aux gens qui peuvent battre un Lance Armstrong vieux dans ses grands tours, à commencer par Alberto Contador, son coéquipier espagnol à Astana. Après avoir remporté les trois grands tours les deux années précédentes, le jeune Espagnol apparaît comme le favori à la victoire dans le Tour de France pour nombre d'observateurs, et donc, est, à ce titre, un rival d'Armstrong, l'empêchant de faire un improbable retour en maillot jaune sur les Champs Elysées. On épie les moments ou les deux hommes forts d'Astana courent ensemble : cela ne s'est passé que sur une seule course, le Tour de Castille et Leon, ou leur collaboration a été prématurément interrompue par la fracture de la clavicule sur chute de Lance Armstrong. Mais, on regarde aussi les courses ou Alberto Contador étale sa forme (dans uen saison toute axée sur le Tour de France) : par exemple sur Paris-Nice, mais aussi on s'intéresse davantage aux classiques, notamment via les succés de la Quickstep, via les Belges Stijn Devolder (vainqueur du Tour des Flandres) et Tom Boonen (vainqueur de Paris-Roubaix), bien épaulés par un Sylvain Chavanel, pour faire plaisir aux médias hexagonaux, ou via le duo des frères Schleck sur Liège-Bastogne-Liège, avec la victoire du petit frère, Andy.
Là, en ce moment, c'est le Giro : Lance Armstrong, revenu de blessure, s'aligne pour la première fois sur le Tour d'Italie, à l'occasion du centenaire de cette compétition. Au-delà du vainqueur du Tour de France du centenaire, qui fait des performances honorables (dans le top 20, proche du top 10), le plateau de ce tour d'Italie est assez relevé : avec des coureurs qui ont aussi bien figuré sur les grands Tours : Carlos Sastre, le vainqueur espagnol sortant du Tour de France (qui a rejoint l'équipe canadienne Cervélo), Denis Menchov, le russe double vainqueur de la Vuelta (chez Rabobank), Levi Leipheimer, l'Américain leader de Astana pour cette course, et aussi Ivan Basso, l'Italien de retour de suspension de deux ans pour dopage (maintenant chez Liquigas), mais aussi des habitués des belles performances sur le Tour d'Italie : les Italiens Danilo di Luca (LPR), Damiano Cunego (Lampre), Gilberto Simoni, Stefano Garzelli, ou Franco Pellizoti (Liquigas). En ce moment, Menchov a la main, et le maillot rose, et doit notamment surveiller son dauphin, Danilo di Luca lors de cette dernière semaine de course. Carlos Sastre, en gagnant une des étapes les plus accidentées du parcours lundi, s'est placé sur le podium, et a rappelé qu'il faut toujours compter sur lui dans les Grands Tours de trois semaines.

 Voilà pour les nouvelles de la planéte sport.


Publié dans : Spectacles sportifs, cinématographiques,...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés