Lundi 7 avril 2008
Le salaire dépend moins du travail que de la valeur marchande
Effectivement, si le proverbe dit que tout travail mérite salaire, on se rend vite compte que ce qu'on gagne n'est pas forcément proportionnel à notre peine et aux heures passées dessus. Rien de choquant en cela, il est normal que le salaire dépende d'une combinaison de paramètres : le temps de travail, son intensité, son importance, les études qu'il a fallu faire et les qualifications qu'il a fallu acquérir pour bien remplir ce métier, la performance accomplie et donc le montant auquel va être vendu la prestation et ce qui en découle. Dans nos sociétés de consommation, où les citoyens sont devenus des clients, le curseur s'est un peu trop déplacé dans cette direction.
Pourquoi un footballeur gagne plus qu'un judoka ?
Pourquoi un chanteur de rap gagne plus qu'un acrobate de cirque ?
Pourquoi un ingénieur dans l'agroalimentaire gagne plus qu'un chercheur en histoire médiévale ?
Pourquoi un publicitaire gagne plus qu'un contrôleur des impôts ?
Pourquoi le patron d'EADS gagne plus que le président de la République ?
Parce qu'ils rapportent plus d'argent par leur activité à ceux qui décident de leur salaire. C'est la rareté de l'offre par rapport à la quantité de la demande qui fait monter le prix des hommes. On n'est pas loin de la marchandisation humaine.
Est-ce que c'est la porte ouverte à toutes les dérives ?
Peut-être ! En tout cas n'oublions jamais qu'il y a autre chose que le profit à court terme !
Effectivement, si le proverbe dit que tout travail mérite salaire, on se rend vite compte que ce qu'on gagne n'est pas forcément proportionnel à notre peine et aux heures passées dessus. Rien de choquant en cela, il est normal que le salaire dépende d'une combinaison de paramètres : le temps de travail, son intensité, son importance, les études qu'il a fallu faire et les qualifications qu'il a fallu acquérir pour bien remplir ce métier, la performance accomplie et donc le montant auquel va être vendu la prestation et ce qui en découle. Dans nos sociétés de consommation, où les citoyens sont devenus des clients, le curseur s'est un peu trop déplacé dans cette direction.
Pourquoi un footballeur gagne plus qu'un judoka ?
Pourquoi un chanteur de rap gagne plus qu'un acrobate de cirque ?
Pourquoi un ingénieur dans l'agroalimentaire gagne plus qu'un chercheur en histoire médiévale ?
Pourquoi un publicitaire gagne plus qu'un contrôleur des impôts ?
Pourquoi le patron d'EADS gagne plus que le président de la République ?
Parce qu'ils rapportent plus d'argent par leur activité à ceux qui décident de leur salaire. C'est la rareté de l'offre par rapport à la quantité de la demande qui fait monter le prix des hommes. On n'est pas loin de la marchandisation humaine.
Est-ce que c'est la porte ouverte à toutes les dérives ?
Peut-être ! En tout cas n'oublions jamais qu'il y a autre chose que le profit à court terme !