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Carnet de route

Mardi 26 septembre 2006

         On peut aisément imaginer qu’un certain nombre de billets concerneront la narration de quelques anecdotes de ma vie. Un peu comme dans un journal intime ou un carnet de voyage. Au-delà de l’expression d’opinions, il est clair que raconter quelques faits aide aussi à me cerner un peu mieux.

           Par pudeur, je sais que je ferais attention à préserver un peu mon anonymat. Mais, inévitablement, peu à peu, apparaîtront des détails.

           Cette rubrique est aussi la rubrique idéale pour mettre des photos personnelles. Cela viendra peut-être en son temps.

           J’estime que je ne peux pas me raconter comme certains, qui – toujours entourés d’amis divers, participant aux fêtes les plus hype, ayant bourlingué à travers le monde – ont des tonnes d’anecdotes à faire partager. Mais, j’aime bouger, découvrir et j’espère que j’aurais de belles expériences à partager. J’apprécie particulièrement de voyager. Mais, au-delà de cet idéal de globe-trotter, je vais utiliser un néologisme pour être plus général encore.

 

           Je voudrais être un life-trotter.

Par Loïc
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Samedi 7 octobre 2006

   

Bonjour,

 

                 En ce week-end de match de l'Equipe de France vice-championne du monde dans son groupe de qualifications pour l'Euro 2008, je vais vous parler d'un France-Angleterre, qu'il m'a été donné de voir. Le match décisif pour la qualification pour la Coupe du Monde féminine en Chine, qui se tenait à Rennes samedi dernier. Bon, questions actualité, un billet sur le blog sept jours après l'événement, ce n'est pas ce qui est le plus réactif. Mais, bon, je sens que je vais avoir une histoire, des émotions et des avis à vous faire partager sur ce sujet. Le football est un sport auquel j'aime m'intéresser en général. Je ne m'empêcherais donc pas d'en parler quelque fois sur ce blog. A vrai dur, j'avais eu une première vélleité de me créer un espace personnel sur overblog, en juin, à l'époque où se préparait la Coupe du Monde, et où ça commençait à discuter foot dans les coins cafés et sur le net. Pour des raisons techniques, cela ne s'était pas fait. Mais maintenant, qu'à nouveau titillé par l'envie de m'exprimer, je me retrouve avec un blog. Et, donc, y inclure quelques billets parlant de la balle au pied, en n'oubliant pas que ce n'est qu'un jeu, ne fera pas de mal. Il se trouve par ailleurs que ce match de football féminin était pour moi la première occasion d'aller dans un stade.

 

                 J'ai donc rejoint mes amis Route de Lorient. Nous avons passé le cordon se sécurité et gravi les escaliers des gradins. La première vision en tribune m'a soufflé. Une impresionnante vue plongeante sur la pelouse d'un vert très vif, avec des centaines de personne (joueuses, staff, responsables locaux) s'activant sur et autour du terrain. Les Françaises et les Anglaises accomplissaient leur échauffement : d'abord des courses, puis des échanges de ballon, puis des frappes. La moitié de terrain, immédiatement devant nous, était occupée par les anglaises. Elles s'entraînaient à centrer pour les ailières, reprendre de volet pour les centrales, et arrêter pour les gardiennes, habillées en jaune. Pendant ce temps-là, le speaker égrénait les noms des joueuses .Avec leur position sur le terrain et club (principalement Juvisy, Lyon, Toulouse et Montpellier) pour les Françaises). S'adressant aux xupporteurs brittaniques, une trentaine installés derrière le but adossé à la ville avec de nombreux drapeaux à la Croix de Saint-George ou Union Jack pour les Anglaises. Le stade commençait à se remplir d'un public à moitié féminin. A l'exception des supporters déjà mentionnés, les tribunes derrière les buts resteront vides. Pendant que les joueuses regagnaient le vestiaire, le speaker tentait assea vainement de nous chauffer la voix, avec des chansons du répertoire très classique du supporter : "qui ne saute pas n'est pas français", "Allez les bleues",...Par contre, pas de problème pour comprendre le principe du tifo. Sur notre siège, on avait trouvé un papier rouge. La télévision (Sport+, il me semble) était sur la tribune d'en face, et, comme on nous l'avait dit, en agitant notre papier à l'entrée des joueuses, on participa à l'apparition d'un drapeau français dans notre tribune (elle s'appelle Super U celle-là. eh oui le Stade Rennais fait avec les sponsors qu'il trouve)

 

                 Les joueuses s'alignèrent. La musique retentit. Deux beaux hymnes à écouter et chanter. "God Save The Queen" et "La Marseillaise". Aimé Jacquet et un jeune homme vinrent donner le coup d'envoi. Et, pfiuuut !

 

                  L'enjeu était simple : si la France gagnait, elle était qualifiée pour la Coupe du Monde en Chine. Dans le cas contraire, c'était l'Angleterre qui obtenait son billet pour la compétition mondiale majeure. En tout cas, les Anglaises, en blanc, débutaient bien la rencontre. A l'exception d'une incursion française précose dans leur surface, elles mirent une forte pression dans la moitié de terrain des Bleues, la plus éloignée de nous. Puis, peu à peu les Françaises parvinrent à ressortir plus proprement le ballon en déboulant notamment sur les côtés, avec devant nous Hoda Lattaf, porteuse du numéro 10 et faisait partie des meilleures techniquement, qui bénéficiait parfois du concours de l'arrière gauche Sandrine Dusang. Mais, dans la zone de vérité, l'attaquante légendaire de l'équipe de France, Marinette Pichon, porteuse du numéro 9, était souvent trop esseullée et la défense anglaise veillait au grain. A une occasion,  la balle passant de Hoda Lattaf à Marinette Pichon, puis à Laetitia Tonazzi et son numéro 11, un petit décalage fut fait. La jeune attaquante française en profita pour tirer, mais hors du cadre. On le savait d'après les scores de matches précédents (notamment le 0-0 du match aller Angleterre-France), en football féminin, il n y a pas beaucoup de buts. En une grosse demi-heure, il y eut à peine quatre frappes, dont une cadrée (par les Anglaises). Mais, si la force et la qualité de frappe est moins impressionnante que chez les hommes, le match de football féminin n'en est pas forcément moins agréables à regarder. La circulation de balle est plutôt fluide, alors que on peut se retrouver avec certaines rencontres masculines bloquées au milieu, avec un jeu haché par les fautes. Dans ke match qu'on voyait, l'arbitre (une femme d'origine asiatique) sifflait assez peu. Il y avait quand même quelques chocs, et en général quand une joueuse en retard arrivant en retard, bousculait son adversaire, il y avait comme un large soupir partagé dans le stade. Dans certains de ces chocs, des joueuses restaient à terre. Ce fut le cas d'Hoda Lattaf, fauchée par une défenseuse anglaise noire, qui écopa d'un carton jaune, et qui fut -momentanément - évacuée sur la touche. A la fin de la mi-temps, sur un corner français (les Bleues avaient pris un ascendant, en particulier physique, certain en fin de mi-temps), ce furent deux anglaises qui restèrent au sol. Cela permit aux joueuses de respirer. Et, peu après, la fin de la mi-temps était sifflée. Les Françaises n'avaient pas encore réussi à marquer.

 

                  Côté tribune, si les dix premières minutes furent plutôt calmes, les encouragement montèresnt peu à peu au fil de la mi-temps. Après quelques tentatives infructueuses, une ola réussit à faire plusieurs tours de stade. C'est un plaisir. Mais, je me suis rendu compte que cela suppose de se concentrer sur les tribunes, plus que sur le terrain, donc on peut perdre un peu le fil du match. Tandis que des avions en papier atterissaient sur le terrain pour les mieux conçus d'entre eux, le speaker , après avoir annoncé que Rennes était mené sur la pelouse de Sedan en ligue 1, essayait à nouveau de motiver le stade. Vous voulez aller où ? En Chine !!! Cependant, en début de deuxième mi-temps, il y eut à nouveau dix minutes de flottement côté supporter. Mais, les "Allez les Bleues !" se firent de plus en plus fort.

 

                  Les Françaises tenaient assez bien le match mais ne parvenaient pas à marquer tandis qu'une ola fit encore un ou deux tours. Et, la numéro 7 anglaise à la queue de cheval brune, prit la balle sur le côté et obtint un coup franc à vingt minutes de la fin. Dans la surface française, une poignée d'anglaise bougeaient entre la position de hors-jeu et le paquet. Le centre arriva. Et, on vit les filets du but devant nous trembler. La balle était au fond. J'ai entendu à posteriori qu'il s'agissait d'un but contre son camp d'Hoda Lattaf. Mais, il n y avait pas de ralenti au stade. Et, ce qu'on voyait, c'était les Anglaises très heureuses, en particulier une petite milieu de terrain qui exultait comme si elle avait marqué. Elles restèrent un moment assemblées dans ces positions de liesse footbalistique habituelle, puis reprirent leur place. Angleterre 1 - France 0.Les Françaises devaient maintenant marquer deux buts. L'entraîneuse Elisabeth Loisel fit rentrer du sang neuf : Camille Abilly (une joueuse bretonne à en croire les encouragements) puis pour remplacer l'arrière gauche, une joueuse avec un nom à consonnance alsacienne Diguelman. Les Anglaises aussi, après avoir changé leur arrière droite à la pque, procédérent à de nouveaux changements. L'ailière métisse, devant nous, fut appelée pour sortir du terrain à l'autre bout. Elle y allait en trotinnant. La numéro 7 lui dit quelque chose, vraisemblablement de ne pas se presser, et l'arbitre lui donne un carton jaune. C'était le petit jeu des gains de temps. Après plusieurs dégagements sans se presser, la gardienne anglaise prendra aussi un jaune en toute fin de match. Mais revenons au déroulé du match. A dix minutes de la fin, cela semblait bien difficile pour les françaises de trouver la clé de cette défense anglaise qui tenait bon. Ludivine Diguelman avait la balle sur son aile gauche. Elle centra vers le but. Et, on vit le ballon arriver dans le petit filet seulement quand il y fut. La gardienne ne pouvait rien y faire. Dix minutes pour marquer un deuxième but : l'exploit était encore possible. Après un bon travail d'une coéquipière sur l'aile gauche, Marinette Pichon reprit la balle de la tête. Peut-être le but, si une autre française reprend cette passe, ou si elle la pique hors d'atteinte de la gardienne. Mais, la blonde s'en saisit. Et, elle dégage. La gardienne française Sarah Bouhaddi, recoît une passe en retrait. Voulant avancer le plus possible pour faire ce qui sera sans doute un de ses derniers dégagements, elle se heurte à l'attaquante anglaise, la petite noire numéro 9. La balle finit sur le poteau. Ouf ! Mais il reste toujours à marquer un but. Trois minutes d'arrêt de jeu. Malgré les derniers coups francs, ça ne rentre pas. Et, c'est le coup de sifflet final. Les françaises, dont Marinette Pichon dont c'était le dernier match en Bleu, sont tristes. Les Anglaises, très très joyeuses, vont se réunir derrière une banderole "We're going to the World Cup" pour saluer leur public. Nous quittons le stade. C'était un beau match, mais les féminines françaises n'iront pas à cette édition de la Coupe du Monde. Coup d'arrêt. La concurrence se fait plus rude (à la précédente Coupe du Monde, c'était en battant l'Angleterre que la France s'était qualifiée), et il n y a que seize équipes qui participent à la Coupe du Monde. Même si dans les tournois, la France n'est pas loin ou égalité avec les meilleures équipes (Allemagne, Etats-Unis, Chine, Norvége, Brésil, Corée du Nord pour les jeunes filles (oui, oui, ce pays dictatorial, qui a besoin d'aide alimentaire, a réussi à voir gagner son équipe nationale la Coupe du Monde des filles de moins de 19 ans), difficile de rentrer parmi les cinq qualifiées européennes, qui représenteront des pays du Nord : Norvège, Allemagne, Danemark, Suède, et Angleterre donc. Question de culture.

 

                  Et, le développement du foot féminin dépend beaucoup justement de la culture du pays, et du développement des structures adéquates. Parfois, je me dis que j'aimerais bien par curiosité un de ces jours entraîner une équipe féminine de football. Pas pour des histoires de douches, je préviens tout de suite vos sous-entendus, coquin(e)s ! Mais, je me dis que peut-être je ne parviendrais pas à atteindre autant de légitimité face à un groupe de gars sûrs d’eux. Et, j’ai besoin de confiance pour me sentir à l'aise et donc avoir le plaisir de faire des mises en place technico-tactiques. Enfin, être entraîneur, ce n'est sûrement pas ce que je crois - au-delà des schémas de dispositifs sur une feuille, c’est un travail au jour le jour. Ah, tiens, en parlant de dispositif tactique, j’ai oublié de le mentionner, mais les Bleues jouaient en 4-3-3 ( à la lyonnaise comme on dit). Et, il y avait une vraie discipline sur le terrain, ce qui expliquait peut-être l'impression de fluidité laissée parfois. En tout cas, c'était intéressant. Et, j'espère, que cela le sera à la lecture pour vous aussi...

 

 

Par Loïc
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Vendredi 3 novembre 2006

Bonjour à tous,

Voilà un billet pour parler un peu des Vosges, dont j'ai eu récemment l'occasion d'apprécier la beauté sous le soleil automnal.

Les Vosges constituent une entité un peu à part dans la Lorraine (qui recèle bien d'autres trésors) au Sud du coeur décisionnaire de la région, (Nancy-Metz,...), là où les grandes rivières qui ont donné leur nom aux autres départements lorrains prennent leur source - ou au moins ont une partie de leur cours amont (Meuse). Au centre du département des Vosges, la préfecture est Epinal. Sur la Moselle, la cité spinalienne, connue pour ses images, est une ville dynamique. En bref, même si Epinal est loin d'être la ville la plus intéressante de France, elle assume bien son statut à tous les égards de capitale départementale, et, à l’occasion d’un passage dans cette ville, certains coins peuvent valoir la visite : de l’imagerie Pellerin aux doigts de César en passant par le musée d’histoire et d’art, les deux branches de la Moselle, les collines avec le château, la basilique Saint-Maurice, et la place des Vosges.

A l’est d’Epinal, commence l’espace dit des sous - collines vosgiennes. A mesure qu’on progresse sur la route d’Epinal à Gérardmer, en croisant la vallée de la Vologne - célèbre pour une triste affaire - en franchissant non loin des cascades de Tendon, le col de BonneFontaine, en traversant la bourgade assez pittoresque du Tholy, en longeant une vallée avec des témoignages d'un passé glaciaire (moraines,...) pour arriver au lac de Gérardmer dite la Perle des Vosges (ce n'est pas pour son architecture, reconstruite après guerre, mais plus pour son cadre environnemental qu'elle peut s'arroger ce titre), le relief devient plus prononcé.

 

                En effet, les Vosges représentent aussi le premier relief de la moitié nord de la France. Même si les altitudes atteintes restent modestes par rapport à celles des Alpes, des Pyrénées et même du Massif Central et du Jura, on a bien affaire à la montagne la plus proche de régions importantes – mais plates – comme le Bassin Parisien et les Flandres. On peut y faire du ski en hiver. Les stations vosgiennes parviennent à ouvrir chaque année, même si la durée d’enneigement est variable et sera forcément très sensible au réchauffement climatique global en cours. Les plus grandes stations de ski alpin du massif des Vosges sont situées dans le département des Vosges : avec la station de la Mauseleine à Gérardmer, et la plus grande, celle de la Bresse-Hohneck. En revanche, le point culminant du massif, le ballon de Guebwiller, 1423 m, n’est pas dans le département des Vosges, mais dans celui du Haut-Rhin. Car, le massif vosgien se partage entre les régions Lorraine, Alsace et aussi Franche-Comté. Et, si on s’intéresse à la partie sud du massif, la zone des plus hautes crêtes, le partage se fait entre les départements des Vosges, du Haut-Rhin et du territoire de Belfort. La ligne de crêtes, la ligne bleue des Vosges d'après 1870, sépare donc la Lorraine de l’Alsace. En général, les plus hauts sommets ne sont pas sur le territoire du département des Vosges, avec le ballon de Guebwiller dans le Bas-Rhin donc, mais aussi le Kastelberg, et pour le territoire de Belfort le ballon d’Alsace et pour la Haute-Saône le ballon de Servance. Dans l’alignement de la crête vosgienne, on va trouver le point culminant du département des Vosges, avec le Hohneck 1364 m. La route des crêtes est un haut lieu touristique, allant du Nord au Sud du Col du Bonhomme au ballon de Guebwiller en passant par le col de la Schlucht, qui tient lieu de passage entre Gérardmer et Colmar avec une altitude supérieure à 1000 m. Cette route permet l’accès à des zones de randonnées très bien balisées et très agréables, incluant entre autres les sommets du Grand et du Petit Honneck, le Kastelberg, le Rainkopf, le Markstein, le Lac Blanc, le Lac Vert, le Lac des Corbeaux, et d’autres lacs encore plus en contrebas dans les vallées alsaciennes, tels Schiessrothried. Car, le versant alsacien (versant est) est très abrupt, ce qui est un point de contraste net avec le versant vosgien (versant ouest). Les Vosges et le massif frère "Schwarzbald" (Forêt Noire) en Allemagne, ont en effet une morphologie héritée de l’ouverture du fossé rhénan. Autour du Rhin, la plaine d’Alsace est très plane : entre Freiburg-in-Breisgau (Allemagne) et Colmar (en France), par exemple. Si bien que, si la ligne de crête du massif vosgien est souvent de l’autre côté des limites du département vosgien, le massif vosgien ne représente qu’une toute petite partie de la surface du département du Haut-Rhin, tandis que selon qu’on considère plus ou moins les sous-collinnes vosgiennes, 20 à 40% du département des Vosges coïncide avec la montagne vosgienne, ce qui justifie la dénomination du département.

          Cependant, pour l’autre moitié de celui-ci, à l’ouest d’Epinal, l’influence de la montagne disparaît : on se retrouve dans des zones calcaires de plaine et de petites colinnes couvertes de feuillus, à la limite du bassin parisien, des côtes de Meuse et du plateau de Langres. Les paysages sont assez jolis mais à priori moins exceptionnels que dans la montagne gréseuse et granitique. Cependant, quand on s'éloigne d'Epinal vers l'ouest, on découvre quelques points touristiques. On peut passer par Mirecourt, la cité luthière. Dans le coin, il y a aussi deux noms mondialement ou au moins nationalement connus : Vittel et Contréxeville, deux villes thermales d'où viennent les marques d'eaux minérales. A l'extrême ouest des Vosges, dans la région néocastrienne, Neufchâteau, sous-préfecture vosgienne, est une petite cité isolée. A une vingtaine de kilomètres, tout près du département de la Meuse, on trouve deux lieux chargés d'histoire : Grand et son site gallo-romain (amphithéâtre, mosaïques, adduction d'eau), et Domrémy la Pucelle, ville natale de...Jeanne d'Arc. D'autres lieux lorrains revendiquent la paternité de l'héroïne de la Guerre de Cent Ans, mais vraisemblablement, ce sont bien les Vosges qui peuvent s'ennorgueuillir de la naissance d'une des plus célèbres femmes de l'Histoire de France. Une magnifique basilique est adossée aux flancs d'une côte faisant face aux boucles de la rivière Meuse. Donc, historiquement, l'ouest vosgien était un territoire développé.

     C'est seulement au cours du 20éme siècle que l'attractivité est passé de l'Ouest à l'Est du département des Vosges, avec la montagne qui devient un espace de d'activité économique via la force hydraulique qui permet de construire des usines, notamment textiles, et via le développement des activités de loisirs. Actuellement, alors que le secteur industriel, textile entre autres, souffre de la mondialisation, le conseil général met l'accent sur le développement du tourisme.

      Voilà pour un petit aperçu de ce qu'on peut voir dans les Vosges. Mais, j'aurais pu ou du vous parler de beaucoup d'autres choses. A l'Est, dans la zone montagneuse, la vallée de Celles-sur-Plaine et le lac de Pierre-percée, Saint-Dié, la deuxième ville des Vosges et son festival de géographie, la région de Bruyères, avec la colinne de l'Avison et l'Eglise romane de Champ-le-Duc, la vallée de la Moselle, de Remiremont, cité des chanoinesses, à Bussang et son théâtre du Peuple, la cité thermale de Plombières-les-Bains,...A l’Ouest, le travail du bois dans la région de Liffol-le-Grand, Darney et Lamarche, la région de Xertigny, avec Bains-les-Bains et Uzemain et son zoo....

    Je terminerai en disant que même si du point de vue du relief, de la géologie, de la végétation, de l'activité économique, de l'urbanisme, de l'attrait touristique, la partie ouest et la partie vosgienne du département des Vosges sont différents, on peut trouver un point commun : l'importance de la forêt et du bois, ce qui fait des Vosges (88) le département le plus boisé de France après les Landes ( et ses forêts de pins artificielles)...

Ouest : Vallée de la Meuse vue de la basilique de Domrémy la Pucelle                                                    Est : Lac de Retournermer vu de la Roche du Diable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Loïc
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Dimanche 3 décembre 2006

       

         Bonjour, aujourd'hui, je prends le temps de vous raconter une petite histoire de temps.

         J'ai eu récemment le désagrément de devoir changer ma montre-bracelet. Les problèmes ont commencé avec la fermeture du bracelet justement.  Obligé de remplacer le "teution" métallique, l'élargissemnt des trous du bracelets a peu à peu contribué à la progression d'une  cassure dans le plastique. Le bracelet a cédé jeudi. J'ai dû donc glisser ma montre en poche. Vous serez tous d'accord pour dire que c'est moins pratique de devoir glisser sa main dans une ou plusieurs poches, plus ou moins serrées pour extirper l'objet que d'avoir juste à lever le coude et baisser les yeux pour regarder l'heure.

       Le vendredi, un problème est venu s'additionner à celui-là. entre deux cours, je sors ma monte de ma poche et la regarde distraitement. L'heure me semble bizarre. Un peu plus tard, en regardant plus attentivement, je vois que l'aiguille des secondes bouge dans les deux sens comme une aiguille de bousolle. La gravité et non plus l'heure influence l'indication de ma montre. donc, là, c'est la panne. Il faut la changer.

      Sur le chemin d'une gare, je prends bien soin de regarder quelle est la différence entre l'heure sur mon portable et l'heure réelle sur les horloges. Le soir, j'aligne l'heure de mon réveil sur l'heure des émissions de télé.

     Le lendemain matin, je me rends au nouveau musée de Rennes - les Champs Libres. J'attends qu'il ouvre l'après-midi. Le musée, drôle d'idée pour acheter une montre, me direz-vous ! En fait, il y avait eu pendant six mois une exposition sur le Chat, les dessins de Gelluck. Je l'ai d'ailleurs visité et j'ai vraiment apprécié, je suis très friand du Chat. A ce propos, pour ceux qui n'ont pas vu le lien sur yahoo, le blog : http://yahoo.lechatpresident.com/ Et, donc dans les boutiques du musée, ils vendaient des montres. J'avais l'embarras du choix entre les différents motifs : les petites phrases à la fois absurdes et logiques, bourrées de jeux de mots du Chat.

       Il y avait bien sûr le jeu de mots "ma montre, je la montre", que j'ai retrouvé ci-dessus sur l'étui. Mais, il y avait aussi un chat qui utilisait ses bras pour aiguilles, et disait "Vivement Six heures et demie"  Et, d'autres belles phrases sur le temps : "Le temps fuit. Mais,où fuit-t-il ?"  , "Il n y a pas d'heure pour regarder l'heure" , "Allez ! Hop ! Encore une nuit, et ce sera demain !" . Et puis d'autres vignettes, plus générales. Bref, j'avais l'embarras du choix.

   J'ai finalement opté pour :

   Je ne suis pas sûr que vous voyez bien, alors je traduis : première bulle : "Dans le passé" , seconde bulle : "Il y avait plus de futur que maintenant".

   Imparable. Et, je vais de ce pas dans l'optique du futur, m'occuper du présent avant qu'il ne soit passé.

Par Loïc
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Lundi 11 décembre 2006

 

 

             Lille est située au carrefour - à moins de deux heures avec le TGV - de trois grandes capitales européennes : Paris, Londres et Bruxelles.

 

             C'est donc en TGV que j'ai débarqué à la gare de Lille Europe. En fait, deux gares desservent Lille depuis la France, assez indifféremment, même si je crois comprendre que la gare Lille Europe est plus une gare de transit vers les grandes destinations européennes (desservies par Thalys ou Eurostar), sans pour autant fermer la porte au TGV franco-français, tandis que Lille Flandres est plutôt un terminus. Les deux gares en tout cas, sont très proches l’une de l’autre, séparées notamment par une esplanade François Mitterrand, une statue de l’ancien Président Français en mouvement ayant été érigée par cette mairie de gauche.

             A noter que Lille est une ville dynamique culturellement, car après avoir été la Capitale Européenne de la Culture, elle est en pleine opération « Lille 3000 » en ce moment. Je n’ai pas compris exactement tout ce que cela signifiait, et quel était le rapport entre le futur et la culture indienne. Mais, toujours est-t-il que la ville prend des allures bombaysiennes, avec diverses expositions, par exemple de photos de rues en Inde qu’on peut voir au théâtre sur la Grand-Place. Et, des statues d’éléphants ont été disposés de part et d’autre de l’allée qui mène de la gare de Flandres à la Place du théâtre !

 

 

 

    Les éléphants de la Rue Faidherbe de la Place du théâtre à la gare de Flandres

 

 

             Venons-en à la ville elle-même, que ma copine et moi avons vraiment appréciée. Les maisons sont très colorées, et certaines façades sont très richement décorées. Le centre-ville est assez grand, avec de nombreuses rues piétonnes, dont un nombre important sont privées de circulation automobile. Mais, pour circuler, il faut se frayer un chemin dans la foule. Celle-ci était très dense, donnant à la ville une ambiance animée et festive. On sent que le Nord est une terre populaire et assez jeune. Il faudrait voir les statistiques, mais on voit beaucoup de familles se balader au centre. Je ne sais pas si la toute fraîche installation du marché de Noël expliquait cet afflux de foule, mais en tout cas, c’était impressionnant. Comme à Bruxelles, il y a une Grand’ Place (cela doit être liée à l’histoire commune des villes du Nord, de leurs grands marchés et de la richesse de la Flandre) Avec le Marché de Noël, nous n’avons pas pu bien en apprécier toute l’étendue. Mais, elle tourne autour d’une fontaine-statue et est ceinte de beaux bâtiments, dont un lieu d'exposition culturelle (avec les photos d'Inde évoquées précédemment), les locaux de la Voix du Nord, l’Ancienne Bourse, un bâtiment carré, avec une belle rangée de petites fenêtres tout autour, et une grande cour intérieure qui abrite désormais un marché aux livres. Dans le centre, je vais aussi évoquer le Palais Rihour, qui abrite l’office de tourisme, et est adossé à une imposante dalle verticale en hommage aux morts de la guerre 14-18, l’Opéra, une jolie tour que j’ai crue dans un premier temps être le grand beffroi de Lille, le premier monument dont on entend parler à propos de la cité. Mais, en fait, celui-ci est ailleurs, et nous l’avons découvert le lendemain. (complété : En fait, pour être exact, au centre, sur la place du Théâtre, au niveau de la chambre de commerce, il s'agit bien d'un beffroi, très beau décoré, et l'autre beffroi le plus grand se situe au niveau des bâtiments muncipaux. Après, beffroi soit être utilisé comme un terme générique désignant une tour qui n'est pas un clocher et la diversité des bâtiments montre bien la richesse et la beauté architecturale de Lille) .

             Au centre Ouest, autour de la Rue Royale de la cathédrale Notre-Dame de la Treille (peu mise en valeur de nuit), il y a un quartier de petites rues branchées. Parmi ces échoppes de Lille, on peut trouver des chocolateries, des boutiques de mode et des bars joyeux. D'une manière général dans tout le centre-ville, on dispose d'un choix intéressant de brasseries et autres restaurants. Outre les moules frites, les plats typiques vont inclure des assiettes flamandes, pommes de terre, charcuterie, maroilles,... Très bon. Si en plus, on peut arrosser cela d'une petite Kriek, c'est pas mal, non ? Bien sûr, il y a des restaurants italiens, comme dans toutes les villes de France me direz-vous, mais je crois que dans le Nord, il y a une importante communauté d'origine italienne, et surtout polonaise, liées aux vagues d'immigration du début du 20éme siècle et ses mines demandeuses de main d'oeuvre. C'est d'ailleurs dans un restaurant italien (avec de bonnes bruschettas pour Adriana ! clic d'oeil) qu'un couple nous conseilla sympathiquement pour la visite du lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

             Un tour plus périphérique de Lille nous a amené dans un premier temps au Palais des Beaux-Arts, puis au Marché de Wazelles, qu’on nous avait donc conseillé. C'est un marché classique (où on peut trouver des frites, des fruits, des ceintures et des chaussettes,...), mais par sa taille et la foule qu'il draine toutes les semaines j'imagine, ça vaut le coup de s'y ballader un peu. Ensuite, noous avons poursuivi notre tour dans le sens des aiguilles d'une montre, pour arriver dans une zone avec des bâtiments un peu plus imposants et classiques, et de parcs au romantisme tout automnal. Au passage sur le bord du canal, on vit un héron - je ne m'étais jamais autant approché d'un tel échassier - tandis que d'autres drôles d'oiseaux faisaient leur exercice sportif dominical. L'une des pistes préférées des joggeurs est celle qui fait le tour de la citadelle Vauban. Avec son plan en étoile, ses murs de brique, ses talus herbeux, et ses jolies portes, elle est remarquable. Tout près se situe le stade officiel du LOSC, Grimonprez-Joris. Lui, par contre, ne vaut guère le détour. Il est petit, gris et à l'écart. Une tribune haute a été rajoutée assez récemment, je crois. Mais, bon, en tout cas, on le sait, il n'a pas l'homologuation Ligue des Champions. Le tour continue, avec entre autres en passant près de l'Eglise Sainte-Marie de Madeleine et son dôme, puis  les divers Portes : Porte de Gand au Nord-Ouest, Porte de Roubaix au Nord-Est (pas loin des gares), avec entre les deux un Musée de la Cannonnerie. Tout cela, plus la citadelle Vauban, nous plonge dans un passé guerrier, où la Flandre fut un des terrains de bataille de Louis XIV. Enfin, à l'Est du centre-ville, en allant vers le Sud, on a une zone de bâtiments officiels, incluant la préfecture, la Mairie, une synagogue, une église protestante, des églises catholiques,une statue de Pasteur apportant le vaccin au peuple, une bibliothéque universitaire. Dans ce quartier, on a aussi le grand beffroi de Lille au-dessus d'un grand bâtiment de brique rouge, dont une tour, avec une horloge, s'élance vers le ciel. Juste à côté, on a la Porte de Paris.

 

      Le grand beffroi de Lille près de l'Hôtel de Ville

             Mais, a un moment, vint le temps de repartir vers Paris, avec des belles impressions de Lille plein les yeux. Et, c’est donc sur l'image de la Porte de Paris que je terminerai mon exposé.

   Porte de Paris

 

 

 

Par Loïc
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