Concours

Dimanche 22 octobre 2006

 

             Didier Van Cauwelaert est un auteur français actuel, que j’avais découvert à travers L’Evangile de Jimmy.

 

 

 

 

 

             Attirances, qui, comme son nom l’indique parle d’attirances, est un livre de 400 pages environ regroupant trois histoires, toutes un peu troubles, mais surtout troublantes.

 

 

 

 

 

             Dans la première, on a Alexis Kern, écrivain, qui atteint le cercle suprême, puisqu’il est Académicien, dont la carrière semble derrière lui. Il fait la connaissance à un salon du livre de Mathilde Renois, une jeune universitaire qui écrit un mémoire sur lui. Alexis Kern est évidemment flatté, mais, alors que l’inspiration ne lui est pas venue depuis longtemps, cela lui donne l’occasion de réfléchir sur sa carrière littéraire, et sur certaines morts qui l’ont fait avancer, d’autant plus que Mathilde, qui semble le connaître jusque dans les tréfonds de son âme, lui suggère d’écrire sur sa mère. Celle-ci, pleine de souvenirs de sa vie, dont particulièrement sa jeunesse lors de la Seconde Guerre Mondiale, se morfond en maison de retraite, et pourrait être tentée de mourir d’un instant à l’autre. Apparaît aussi le personnage de Nadège, la fille d’Alexis Kern.

 

 

 

 

 

             On se remet à peine de l’impression bizarre que nous laisse la touche finale de l’œuvre d’Alexis Kern, qu’arrive une seconde histoire, avec une juge, Delphine Kern (cousine du personnage précédent), qui fait appel à une jeune fille médium, Charlie, pour essayer d’élucider deux disparitions étranges de jeunes femmes. La juge dispose déjà d’un accusé en la personne de l’artiste Jef Elias, qui s’est livré à la police avec des aveux non circonstanciés, et a représenté les deux disparues par des peintures sur plaque. Son œuvre est ainsi reconnue, ses tableaux de couleurs sur supports métalliques s’arrachant à de hauts prix en vente aux enchères. Parce qu’il a peint des scènes sur les murs de la maison d’arrêt dans laquelle on l’a mis, il reste le dernier prisonnier de cette prison qui tombe en ruines, surveillé par un gardien, qui le tient en admiration. Sous son charme, tombent aussi un grand nombre de personnes, la juge n’étant pas la dernière à être troublée. Mais, l’esprit cartésien de Delphine veut comprendre, alors que même les talents de médium de Charlie sont mis à rude épreuve : elle ne sent rien, elle ne sent pas la présence ou la mort qui réclame réparation des jeunes filles, dans les plaques. Cette affaire de l’artiste Jef Elias trouvera une conclusion des plus extraordinaires.

 

 

 

 

 

             A priori, tout est très ordinaire, en revanche, dans la vie d’un homme metteur en scène de théâtre déçu, ayant échoué finalement dans le pressing de son père, repris par sa femme Cristina. Et, il ne se sent visiblement pas à sa place dans cette vie bien réglée et il va se mettre en quête d’autre chose. Cette échappée de la banalité se fera par  les vacances. Pour une fois, alors que d’habitude, Cristina d’occupe de tout et opte pour des lieux courus mais au final plutôt décevants, il va prendre en main le choix du lieu du séjour. Dans une agence de voyages, dont la description est déjà singulière, il va se décider pour la location d’un bout de terrain, dans une région reculée et pas très pittoresque – après tout, puisqu’on est déçu parfois après un voyage dans un lieu réputé, dont on attend monts et merveilles, peut-être sera-t-il surpris par cet endroit à priori morose. Cependant, bien que la place soit inattractive au possible, une chose a exercé une attirance indéniable sur lui : les photos d’une maison voisine, à l’architecture bien peu homogène, mais qui pourtant fait de l’effet à. En outre, son esprit croit avoir deviné sur une photo une ombre, qu’il imagine féminine à une fenêtre. Ainsi, quand arrivent les quinze jours de relâche de la teinturerie, emmène sa petite famille, Cristina et leurs enfants Jean-Paul et Stéphanie sur les routes de France. Au désappointement de ceux-ci, leur chemin finit à proximité d’un terrain militaire, non loin d’un village bien inconnu, et avec une mer assez grise à l’horizon. La famille va finalement prendre son parti du chef de famille défaillant : les enfants, avec leur moto, vont quand même trouver à s’amuser, Cristina, la plus critique, va aller bronzer sur la plage, et laisser peu à peu son mari à sa folie. Celui-ci inspecte progressivement et respectueusement la maison, tombant sous le charme de la Villa Marine. Il – et le lecteur avec lui – y découvriront les secrets les plus étranges…

 

 

 

 

 

             Oui, ces histoires sont très bizarres, et les liens qu’elles entretiennent entre elles (à travers notamment le final de la légende de la Villa Marine) apportent encore à l’étrangeté. En tant que lecteur, on est forcément un peu déconcerté, par ce roman qui frôle le fantastique, qui nous perd entre réel et imaginaire. Après tout, c’est peut-être le propre des attirances qu’on éprouve, de contenir une part d’irrationnel, d’inexplicable. Les personnages principaux des histoires échappent de plus en plus à la logique, mais n’y échappe-t-on pas parfois un peu quand on est ‘fou d’amour’ ?

 

 

 

 

 

             Bref, un livre intéressant. Pour tout dire, j’ai préféré l’Evangile de Jimmy (ou comment un réparateur de piscines du fin fond de l’Amérique apprend qu’il serait le clone de Jésus et réagit à cette nouvelle identité, et comment chacun y projette sa vision du Christ). Attirances est peut-être plus à la marge, alors que L’évangile de Jimmy sonde l’humanité. Reste qu’on reconnaît un style propre à l’écrivain. Ses phrases sont plutôt claires et simples, et pourtant on peut parfois se sentir perdu dans son roman. En fait, on cherche toujours à mieux saisir ses personnages dans leur identité et leur évolution. Une quête de sens.

 

 

 

 

 

             En tout cas, le gars Didier Van Cauwalaert a du talent.

 

 

 

 

 

Par Loïc - Publié dans : Imagination
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Jeudi 5 octobre 2006

    

Bonjour à tous,

 

Comme celui de tout le monde, mon cerveau a été nourri d’histoires dans mon enfance, que cela soit via des livres ou des films. Et, ceci constitue la base de la création d’un monde imaginaire, où on joue à l’aventurier, au capitaine. Les premiers masques que l’on enfile. Quand le masque commence à se structurer plus, on touche au champ du théâtre ;

 

Ah ! Le théâtre, un exercice de vie. L’occasion de s’exprimer, de se mettre en danger, parce qu’on défend plus que soi, on défend son rôle. Pour ma part, je suis assez timide, et ma voix n’est ni très assurée, ni très mélodieuse, je crois. Pour affirmer un peu plus ma parole et comme cela collait aussi à mon envie de personnages, j’ai décidé de me frotter un peu au théâtre.

 

Ma première expérience s’est faite dans le cadre d’une troupe d’amateurs au sein de mon école. Avec des exercices de travail de la voix et des répétitions en vue de la représentation d’une pièce d’Oscar Wilde (actuellement à l’affiche avec des acteurs professionnels sur Paris, à vous de deviner,..). Les répétitions et mises en scène ont concerné déjà des scènes séparées. Et, c’est seulement dans la dernière ligne droite que cela a pris corps en assemblant les scènes. Et, là, on est contents de son travail, même si plein de détails qui semblent importantissimes sont encore à régler avant le jour de la première. Bref de quoi donner un peu de trac, ce qui peut être positif selon moi. Et la première fois qu’on brûle les planches devant un public d’amis, quelle émotion. Et, la réplique finale est lancée, et on salue sous les applaudissements. On oublie tout ce qui a pu clocher légèrement, pour se plonger dans l’euphorie, qui peut durer tout le temps des représentations. Et, avoir un léger coup de blues quand ça finit. Une sorte de drogue !

 

Mais, il y a aussi un autre aspect dans le théâtre, qui réside plus dans l’exercice. Un travail sur soi-même, ses réticences et blocages, ses peurs et croyances. Le travail n’est pas seulement spirituel, il est aussi physique. Les deux sont d’ailleurs liés. Dans des ateliers de théâtre, il est d’usage de faire des exercices sur les articulations, les muscles, le souffle : étirements, marches aléatoires et autres simulations de pantins. Et, le travail sur la voix est par essence avant tout un travail physique : développer en quelque sorte la puissance et la plasticité de ses cordes vocales, de sa bouche et de son diaphragme. L’exercice théâtral n’est pas toujours facile. Je me heurte aux limites de ma coordination. Mais, on peut espérer faire mieux. L’important reste de se sentir bien. Et d’avoir confiance en soi dans sa vie, la vraie celle qui est unique.

 

Allez ! Les trois coups ont déjà retenti.

 

 

Par Loïc - Publié dans : Imagination
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Mardi 26 septembre 2006

      Une chose que j’aimerais bien faire à l’occasion de ce blog, c’est partager quelques-unes de mes productions personnelles. J’aime écrire. Cela peut prendre la forme d’histoires de fiction plus ou moins courtes, et aussi plus ou moins complètes. Plus récemment, aussi, j’ai écrit des petits textes plus biographiques, à la manière de pages d’un journal intime. Bref, j’écris ce dont j’ai envie, comme j’ai envie et quand j’en ai envie. Cela reste en général pour ma propre lecture, des années après l’écriture. Je dois dire que j’ai la triste impression que mon imagination était – certes peut-être plus naïve – mais en tout cas plus vive autrefois. Ah ! l’adolescent introverti de 20 ans que j’étais.

           Désormais, mes rêves de devenir écrivain s’estompent. Tout cela était justifié tout simplement par la joie de raconter des histoires. Par l’écriture ! Mais, pourquoi pas, par le cinéma ! Cela aussi à terme, m’aurait plu. Ce désir adolescent a tout simplement pour base la fascination que certains romans ou certains films ont exercés sur moi.

           Je voudrais être un auteur.

Par Loïc - Publié dans : Imagination
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