Concours

Mardi 25 septembre 2007

        Une des principales choses qui marque les gens, si ce n’est la principale, lors de la première rencontre, c’est mon accent. Une fois sur deux, à la première rencontre, on me fait remarquer que j’ai un accent ou on me demande si je suis étranger et de quel pays je viens.


            Une petite anecdote symptomatique et sympathique : cela se passait lors de mes premiers jours à Paris. J’étais allé commander de la nourriture à emporter dans une sandwicherie près de Montparnasse. Et, en accédant à ma demande formulée en français, le vendeur me répondit en anglais, me demandant si j’étais un touriste qui venait des Etats-Unis. Et, je protestais alors « No ! No ! I am French ! », expliquant « I come from eastern of  France ! » . En tout cas, cette histoire m’a fait sourire et me fait encore sourire.

           

            Ainsi, en général, quand on me fait ce genre de remarques sur mon accent, je sors ce genre d’explications. Je parle de mes origines de l’Est de la France. Mais, si il est vrai que certains habitants des vallées vosgiennes ont un accent particulier, je crois que le mien est encore différent. Des similitudes existent certainement, notamment en ce qui concerne l’exagération et le rajout d’accents circonflexes, et d’une manière générale l’accent un peu traînant. Lenteur des syllabes qu’on retrouve dans le pays limitrophe qu’est la Suisse. Mais, bon, mon accent n’est pas tout à fait celui de nos voisins helvètes. Peut-être qu’il résulte d’un drôle de dosage entre accent de l’Est et accent guadeloupéen. Mais, c’est difficile à dire. Quand certains se hasardent à me donner une origine rien qu’à ma voix, en général, ça tombe sur les pays anglophones.  Une fille m’a donné une fois deux options : soit anglais, soit châtelain. Bref, un peu  "posh". Serais-je un peu précieux ? Parfois, j’ai plutôt l’impression d’être campagnard, quand j’entends ma voix. Alors, est-ce que ma façon de parler est un alliage de péquenot rural et de bourgeois urbain ?

            On ne trouvera pas d’où ça vient. Disons que j’ai un timbre de voix particulier. Voilà !

            Et, si certains disent que je parle français (ma langue maternelle) avec un accent anglais, je peux vous assurer que quand je parle anglais, je retrouve mon accent français.

            En quelque sorte, je ne suis jamais aussi français que quand je suis à l’étranger. Cette impression est personnelle, mais, je suis sûr partagée par d’autres voyageurs. Quand on entre en contact avec les habitants d’un autre pays, on se rend compte que tout ce qu’on dit ou fait pourra être pris comme exemple pour illustrer les particularités des Français, voir alimenter les clichés. On représente la France à l’étranger. Cette phrase, ce n’est pas que du vent. Il est évident que tous les Français ne sont pas faits du même moule – et il me semble que la France est un des pays qui cultive le plus l’ode à l’originalité – et la plupart des étrangers sont bien conscients de l’existence des contrastes individuels. Il n’en reste pas moins que les contacts concrets avec les ressortissants d’un pays (plus ou moins nombreux) nourrira notre image du pays.

            Et en ce qui me concerne, je m’appuierais souvent sur mon origine et tout ce qui peut y être associé pour mener la conversation avec un inconnu ou une inconnue. Cela rend parfois plus facile et plus naturel de trouver un sujet pour entamer la discussion avec un étranger plutôt qu’avec un Français.

            Je remarque que la majorité (peut-être les trois quarts si vous voulez des chiffres) des filles avec lesquelles il y a eu flirt mutuel (au moins , on va utiliser ce terme de flirter , je ne suis quand même pas un Casanova ) n’étaient pas françaises, ma petite amie actuelle et plus grande, si ce n’est unique histoire sérieuse, vient d’ailleurs de l’autre côté de l’Atlantique. (Beijos, lindinha !) Si on veut chercher des explications, pleins de raisons particulières doivent se mêler ! La curiosité culturelle mutuelle, qui nourrit les premières conversations, comme évoqués précédemment. Peut-être le cliché du français romantique parfois ! Peut-être l’ouverture plus grande et la méfiance moins naturelle de certaines étrangères par rapport à certaines Françaises (j’attends vos réactions, les filles) ! Peut-être mon accent, qu’une fille d’ailleurs ne remarquera pas, ce qui signifierait alors que mon timbre de voix est plus un handicap qu’un atout (c’est une question non résolue, et qui n’a pas de réponse universelle) ! Et, bien sûr, une certaine importance du contexte particulier, et plus généralement du voyage, car dans ces cas-là, il y a toujours quelqu’un qui est étranger, que cela soit moi ou elle.

 

            J’emploie le mot étranger(e) dans un sens tout à fait neutre, en opposition à l’autochtone. Au-delà de cela, notre identité nationale arrive selon moi en troisième dans l’ordre d’importance, après notre identité individuelle et notre identité d’humain-citoyen du monde, mais avant notre identité régionale, communautaire, professionnelle et familiale. De toute façon, tout cela est mêlé, et c’est ce qui fait la richesse de chaque individu. Pour reprendre mon vocabulaire neutre, je suis donc tout naturellement un étranger (Français) à l’étranger. Mais, peut-être que mon accent et au-delà, ma psychologie, ne font pas de moi tout à fait un autochtone en France. Je me sens bien avec ma nationalité, et mon pays, je précise. Le titre du billet était plus une annonce de thème qu’une affirmation.

Reste que moi, comme d’autres, j'ai un certain particularisme. Et, finalement, le secret ne serait-t-il pas caché dans les remarques qu’on me fait parfois : « tu es un peu dans la lune ! » , « tu es un extra-terrestre » , « t’as l’air de venir d’une autre planète ! »

 

Ah ! Ah ! (rires bien humains !)

Par Loïc - Publié dans : Intimes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 13 février 2007

 

         Je me déplace principalement en vélo depuis un an et demi. Quand on habite en ville, surtout dans une ville à taille humaine, et où les pistes cyclables sont bien développées, comme Rennes, c'est assez pratique de circuler à vélo. Le plus gros inconvénient du vélo étant le manque de coffre, dans le cas où on veut aller faire ses courses dans ces centres commerciaux, temples de la consommation, autels de la standardisation et royaumes de la voiture. Comme je ne crains guère la pluie, du vent et du froid, ma bicyclette est ma compagne de tous les jours.

 

         La première ville où j’ai été cycliste fût Cambridge, en Angleterre. Au début des six mois que j’ai passé là-bas, j’ai acquis une vieille bicyclette. C’était parfaitement adapté pour rouler (à gauche) sur les routes du Cambridgeshire. C’est au bout de deux mois que mon insouciance fût troublée par les premiers pépins. Mon vélo se retrouva crevé. Et, après avoir emprunté des écarte pneus et des rustines, je m’attaquais au pneu blessé par un jour ensoleillé. Je pus détecter des trous dans la chambre à air grâce à des bulles dans l’eau d’une bassine et je collais tant bien que mal des rustines. Mais, cet emplâtre de fortune ne tint pas bien longtemps et cinq minutes après, le pneu se retrouvait à plat. Ce qui implique qu’il faut revoir ses rustines et donc redécoller le pneu du cycle. Bref, une nouvelle perte de temps. Alors que mon temps était compté puisque je faisais mon voyage de retour pour la France dans moins de deux jours. Finalement, comme mes réparations s’avéraient vaines, je pris une heure d’une belle journée de travail pour amener mon vélo à la réparation dans une échoppe. Et, ce fût fait.

         Je comparais un peu avec exagération ce problème avec l’enfer. Ce vélo était en quelque sorte pour moi mon tonneau des Danaïdes, mon rocher de Sisyphe…

         En Angleterre, je crois me rappeler que le bilan fut de deux crevaisons nécessitant l’assistance d’un professionnel, et la deuxième fois, le remplacement du pneu.

 

         A Rennes, je commençais avec le vieux vélo de course de mon père. Il céda au niveau de la roue arrière, ce qui est la partie essentielle. Ce ne fut pas facile, mais après avoir démonté la roue et l’avoir désolidarisé de ses pignons, je parvins après plusieurs tentatives et plusieurs introduction du détache pneu dans l’espace entre le métal et le pneu, à colmater de façon acceptable toutes les fuites. Bon, cela m’avait coûté du temps, et le mélange d’eau et d’huile ne favorisait pas la propreté de mes mains et de mon sol. Mais, quand il s’est agi de remettre mon pneu sur le vélo, l’axe n’était plus serré. Et, comme je ne parvenais pas à maintenir l’axe en place par l’écrou papillon, je me retrouvais avec une roue qui ne cessait d’osciller. Donc, la petite fierté d’avoir réussi après des efforts importants à réparer un pneu crevé fut ternie par ce gros problème qui me conduit au constat suivant : je devais aller voir un marchand de cycles. Au départ, j’espérais quand même qu’on pourrait me vendre un nouvel écrou adapté. Mais, le vieux spécialiste grommela que cela faisait bien longtemps qu’on ne vendait plus de tels bidules et en fait c’était bien le pas de vis qui posait problème, complètement usé et rouillé. L’artisan me conseilla de me débarrasser du vieux vélo

         Nouveau vélo. Ca a roulé bien. On ne le remarque jamais assez quand ça roule bien. Par contre, j’ai bien remarqué quand il a été crevé. En fait il s’agissait d’une punaise fichée dans le pneu du VTT. J’ai essayé de réparer la chambre à air, j’ai utilisé mes dernières rustines, mais leur application n’assurait pas l’étanchéité des trous assez nombreux. Et, je dus me résoudre à amener mon vélo à la réparation. C’est toujours frustrant dans ces cas-là, car on se dit que quitte à dépenser de l’argent, on aurait mieux fait d’aller directement s’adresser à un professionnel, au moins on aurait eu moins de peine et de perte de temps. Mais, ce qui nous conduit à s’enferrer ainsi, c’est entre autres, de l’orgueil : celui de se dire, que merde, je ne veux pas être un incapable pas habile de ses dix doigts pour un sou, et de la curiosité : peut-être que le trou est aisément réparable. Et, on se lance dans la tentative de réparation, qui inclut l’étape malaisée pour les non-initiés de l’enlèvement du pneu du cycle Surtout quand on n’est pas équipé de démonte-pneu et qu’on doit faire appel à des couverts, ce que j’ai déjà vécu. En l’occurrence dans mon cas, la crevaison était assez mauvaise, puisque la punaise fichée dans le pneu - qui tourne toujours légèrement par rapport à la chambre à air quand on roule -, avait percé celle-ci en de multiples points, comme me l’expliqua le réparateur. Donc tout devait être changé. Je pus donc repartir avec un pneu neuf, en ayant rétribué l’artisan (celui-là même qui avait délivré le diagnostic imparable que le vieux vélo issu de mon père était bon pour la case, ce qui m’avait un peu blessé. Je m’étais juré d’éviter de retourner dans ce magasin, mais la rancune n’était pas très grande et le choix pas très vaste)

         Finalement, je me dis qu’éviter un mauvais moment et une perte de temps, surtout quand ce dernier est précieux, vaut bien une vingtaine d’euros. Tout bien considérer, ce n’est pas plus bête que de se payer un bon moment. Evidemment, si on en a le loisir, il est bien d’essayer de réparer la crevaison soi-même, histoire d’exercer ses facultés pratiques

 

         Donc, avant-hier, j’avais laissé par étourderie mon vélo sur le palier. Il était toujours là le lendemain, mais après avoir redescendu les escaliers, je me rendis compte qu’il était crevé, le pneu arrière évidemment. Je me suis donc retrouvé piéton, ce qui a allongé en temps les déplacements de ces jours-ci et m’a obligé à quelques courses dans les rues.

 

         Il est bon de rappeler qu’en général, la crevaison obéit la loi de Murphy (dite aussi d’emmerdement maximum) : on crève toujours au moment où on est le plus occupé, où on a le plus besoin se déplacer vite, où on n’a pas de temps à perdre, et toujours du pneu arrière. Chega crevaison !

 

         A Rennes, les magasins de vélo sont rares et plutôt éloignés de mes lieux de résidence et de travail. Donc, quand il s’agit d’amener son vélo qui ne roule plus, à pied forcément, ça prend des heures. Et, si on ne vérifie pas les horaires d’ouverture des échoppes, après le périple le long des routes, on se retrouve face à une porte close. Ca m’est déjà arrivé !

         Cette fois-ci, j’ai donc pris mes précautions de téléphoner à la boutique avant de m’y rendre. Et, donc, je pris le temps d’amener mon vélo là-bas hier, et j’ai pu le récupérer à midi de ce jour pluvieux.

         Voilà pour la fin de cette histoire (il y en aura sans doute d’autres, je suis cycliste)

 

         Bon, ça me raconte un peu, mais vous auriez sans doute voulu quelque chose de plus sexy et profond que ces anecdotes mécaniques, et légèrement triviales et calimeroesques pour un billet « Intimes ».  Surtout  en cette période de Saint-Valentin ! Evidemment, j’embrasse ma chérie ! Muitos beijos, Lindinha ! Et, pour que la Grande Boucle de cet article soit bouclée, je n’en veux pas à la Petite Reine, qui est ma compagne quotidienne et que j’aime !

Par Loïc - Publié dans : Intimes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007
  

 

           Hier, j'ai passé le seuil du quart de siècle.

 

           25 ans, pas de quoi se miner, mais mine de rien, ça fait déjà une bonne tranche de vie ! Quasiment le tiers d'une espérance de vie masculine, même si vu la progression de cette statistique chaque année (en 10 ans en France, elle augmente d'environ 2 ans), il faudra refaire le calcul plus vieux. Ce qui est sûr, c'est que tout cela est imprévisible, et ne faisons pas de plans sur la comète. De toute façon, je ne suis pas là pour parler de mort mais de vie.
 Force est de constater qu'au cours de ces 25 ans, le temps s'est accéléré. Quand on est enfant, on a la perception d'un grand continuum temporel, avec une vie bien réglée, entre l'école, le mercredi, les week-ends, et les vacances, d'autant plus quand on a passé son enfance à la campagne comme moi. La famille, les professeurs et les camarades constituent notre petit monde, qui n'est bouleversé qu'à petites touches.

           Certes ! On grandit, et chaque nouvel anniversaire est un peu la reconnaissance d'une étape franchie. Chaque fin d'année scolaire (ou de grandes vacances) apporte un peu de mélancolie, car c'est à ces moments-là que pour la première fois on commence à se confronter à l'idée : "Cela appartient au passé et le futur est forcément différent de ce passé". Mais globalement, la route est assez droite et claire dans l'enfance et l'adolescence.

           La perception du temps se fait plus aiguë quand les responsabilités commencent à se faire plus lourdes. On commence à se fixer des objectifs, sans forcément les organiser, mais l'existence même d'objectifs, aussi diffus soit-t-ils entraîne l'apparition de bilans. Et, comme on ne fait jamais tout ce qu'on voudrait, on désigne le temps comme ce qui nous échappe. Cela s'accélère ! Mes années ont été plutôt bien remplies, même si je n'ai pas encore "construit" assez de choses. Mais, rien de grave ! A 25 ans, on est encore partiellement dans le registre de la découverte, qui n'est rien d'autre que la construction de soi-même, ce qui est essentiel pour constituer la base des réalisations futures. Et, de toute façon, il faut se méfier des théories sur les âges de la vie. S'il est évident que les préoccupations évoluent à mesure qu'on mûrît, il existe une grande diversité de cas selon les caractères de chacun. Il ne doit pas exister de règles concernant ce qu'il est prioritaire de réaliser à un âge donné.


           Le tout est d'être bien dans sa peau avec son âge, et je le suis !

 

           Je n’avais pas le loisir de faire une grande fête pour mon anniversaire, comme on peut le prévoir pour un seuil symbolique. Mais, j’ai eu plein de messages sympathiques (famille, amis, chérie,…), j’ai échangé des aliments, des boissons et surtout des sourires au travail. Bref ! Une belle journée ! Et, finalement, je n’ai changé que d’un jour, et pas d’ère ! Et surtout pas d’être !

 

           La suite au prochain billet !

Par Loïc - Publié dans : Intimes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 14 novembre 2006

 

                  Petit titre sympa pour évoquer le sujet de la timidité.

 

                      Je pense que je suis plutôt quelqu'un de timide, et d'introverti.

 

                      L'aîné de ma famille, j'ai vécu l'essentiel de mon enfance et de mon adolescence à la campagne. En dehors des cours scolaires, je ne fréquentais donc pas beaucoup les autres jeunes de mon âge. Je ne m'ennuyais pas à la maison, où l'espace et les activités ne manquaient pas. En outre, j'ai très tôt aimé lire,  et je savais me constituer un monde imaginaire à partir de divers matériaux : Playmobils, figurines en plastique, petites cartes, écriture,... Ceci explique en partie mon caractère introverti. Et, donc que j'eus parfois du mail dans ma communication orale avec les gens...

 

                       L'expression écrite et l'expression orale sont deux choses bien différentes. J’ai pu m’en rendre compte au cours d’examens à moitié – je vous laisse deviner quelle moitié - réussis.  J’ai parfois tendance quand je suis mal à l'aise, à m'embrouiller, à hésiter dans ma parole. Je ne pense pas être éreutophobe, même si je veux bien envisager qu'en certains moments inconfortables, mon visage puisse chauffer. En fait, il est difficile de savoir soi-même si on rougit,  parce que par définition, on ne voit pas ses oreilles.

 

                      J'ai quitté ma campagne depuis un moment, mais est-ce que, à cause de ces circonstances et du mûrissement naturel avec l’âge, je suis devenu moins timide ? Ma mère m'a dit qu'elle était très timide étant adolescente, mais qu'en grandissant, elle est devenue nettement plus expansive. Est-ce que je suivrais les mêmes jalons ? Je crois que j'ai moins de timidité pour parler maintenant, c'est vrai. Il y a encore du chemin à accomplir, d'autant plus que la plupart des gens qui ont le même âge que moi progressent dans leur capacité et potentiel d'expression, donc je pense toujours faire partie de la moitié la plus timide de mes congénères.

 

                      Mais, effectivement, quand je suis en confiance, je peux être très volubile, voire trop, car je ne contrôle pas vraiment toujours ma parole. De toute façon, je ne suis pas persuadé qu'avoir un discours convenu soit une qualité humaine (un outil efficace, certes, mais...) Cependant, bien souvent, je suis encore timide, - au point parfois d'en chercher mes mots -, justement quand cette confiance est absente. Parfois, il est difficile d'aborder les gens, quand on a l'impression -fausse ou réelle - qu'on va déranger. Ce n'est pas forcément la première entrevue qui est la plus difficile, car dans les premières conversations, on peut s'appuyer sur les présentations d'usage : nom, provenance, travail (Qui suis-je ? D'où viens-je ? Que fais-je ?) Mais, dans la suite de la relation à quelqu'un, il faut passer un cap, je crois, pour pouvoir poursuivre de vraies conversations.  En outre, la vie sociale fonctionne souvent par groupes, et comme j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer, j'ai souvent du mal à me situer par rapport à des groupes, où les membres doivent trouver leur place à la fois unique et équilibrée avec celle des autres, dans l'idéal.

 

                      La communication est essentielle dans le développement aussi bien affectif que professionnel. Et, la timidité est d'une certaine manière un frein, même si on peut toujours s'en accommoder plus ou moins. Et, puis, la timidité peut être touchante, parfois. Alors, la timidité positive ou négative ? C'est complexe ! Quelquefois, je me dis que la timidité est aussi une forme de fierté et de mépris : éviter de prendre le risque de parler à l'autre pour ne pas se mettre à sa hauteur et perdre du crédit. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais quoi qu'il en soit, la timidité a essentiellement à faire avec le manque de confiance en soi, et il y a mille et une timidités. On pourra en rediscuter.

 

                      En tout cas, quand il s'agit d'écrire, ma timidité intervient nettement moins, à l'image de ce qui peut se passer à travers les moyens de communication Internet, qui en général désinhibent.

 

                      Et, ce n'est certes pas par la timidité que j'expliquerai le manque de billets sur le blog récemment ! Clin d'oeil !

 

 

 

Par Loïc - Publié dans : Intimes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 20 octobre 2006

             Non, ce titre ne signifie pas que j’ai tourné hippie en faisant tourner un joint.. Hi ! Hi ! C’est juste que comme on me l’a suggéré (Bisous, chérie !), il me faut évoquer un thème essentiel celui de l’amour, la chose de la vie la plus importante selon moi ; love, le mot qui entre tous résonne de la façon la plus universelle. Et, les liens avec la notion de paix. Les deux vont de pair selon moi.

 

             Pourtant, certains préfèrent associer l'amour à "guerre", plutôt qu'à "paix". On trouve ainsi traditionnellement le vocabulaire suivant : "faire une conquête", "les flèches de l’amour" "tendre guerre". Jacques Brel, dans La chanson des vieux amants, chante "Mais, n'est-ce pas le pire piège que vivre en paix pour des amants ?" Je sens bien que c’est dans le calme que peuvent naître l’ennui, la routine, qui vont affaidir les sentiments. L’amour est un sentiment fort, ce qui signifie qu’il est gourmand, c’est sûr.

 

              Mais, je suis persuadé qu’on peut garder le parfum de l’imprévu, de l’original, de l’extraordinaire, du jouissif sans exacerber des tensions et créer des conflits. On doit tendre vers le plaisir, plutôt que vers le conflit. Si combat il y a, il doit se faire ensemble plus que l’un contre l’autre.

 

             Et, puis, dans la phase de rencontre, découverte et séduction, de même, je ne suis pas convaincu qu’il doive s’agir d’un duel entre adversaires. A priori, je trouve un peu ridicules les comportements « suis-moi, je te fuis ; fuis-moi, je te suis ! ». Comment peut-t-on considérer que le premier qui ouvre son cœur a perdu ? Je crois, moi, en la sincérité, au partage des sentiments, à l’accord pour faire avancer une relation - De toute façon, l’important, c’est d’être en paix avec son for intérieur - Comment prétendre à une compréhension mutuelle, quand on commence par se travestir de mille masques ? Toutefois, je ne suis pas un sinistre rationaliste, qui ne croirait pas au caractère magique de l’amour, et je ne suis pas opposé du tout au mystère comme aiguillon d’une relation, mais il faut que ce mystère ait la légèreté d’un sourire plutôt que la lourdeur d’une arme.

 

             Bon, j’espère avoir été assez clair sur cette problématique : « amour, guerre ou paix ? ». Je serais curieux de recueillir vos propres impressions. D’autant plus que je ne prétends pas avoir une connaissance approfondie des relations humaines, et – je ne me livrerai pas encore complètement à vous – mais je vous livre mon sentiment à partir de ma conception de ce qui est bien, et d’observations personnelles : j’ai connu des caractères féminins différents sur ce point : de la coercitive abusant du « si tu ne fais pas ça, tu ne me verras plus ! » à la douceur, qui me rend heureux…

 

             Heureux ! Oui, c’est cela tout simplement le mot qui doit aller main dans la main avec Amour : Bonheur !

Par Loïc - Publié dans : Intimes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus